Sodas pendant l’enfance, surpoids à l’adolescence

Les sodas sont souvent pointés du doigt pour leur contribution à la hausse fulgurante de l’obésité qui est observée depuis quelques années. Une étude confirme ce lien en montrant que les jeunes enfants qui consomment régulièrement ces boissons ont un risque accru d’être affectés par un surpoids à l’adolescence.

Les sodas représentent le meilleur exemple de ce qu’on appelle des « calories vides », c’est-à-dire des aliments très riches en énergie, mais complètement dépourvus d’éléments nutritifs. En effet, une seule canette de 355 ml de boisson gazeuse contient 42 grammes de sucre (soit l’équivalent de neuf cuillerées à café), ce qui correspond à 150 calories.

Un soda par jour c’est 7kg de plus en un an

Si cet apport calorique vous semble peu important à première vue, rappelez-vous qu’un surplus de 150 calories chaque jour peut se traduire en un gain de poids de 7 kg en une seule année ! Cet impact peut être d’autant plus accentué que les boissons gazeuses sont souvent consommées comme accompagnement à divers mets et collations très caloriques (chips, pizza, etc.), une combinaison qui peut faire pencher la balance du mauvais côté.

Sodas à l’enfance: l’autoroute pour le surpoids et le diabète plus tard

L’effet engraissant de ce mode d’alimentation est bien illustré par l’augmentation extraordinaire de l’obésité dans plusieurs pays qui ont récemment commencé à adopter les habitudes alimentaires nord-américaines. Les fabricants de sodas possèdent d’énormes moyens pour promouvoir leurs produits et dépensent annuellement des milliards de dollars en publicités diverses, publicités essentiellement destinées aux jeunes.

Des chercheurs américains ont examiné le lien potentiel existant entre la consommation régulière de boissons gazeuses durant l’enfance et le risque subséquent de développer un excès de poids à l’adolescence. Les chercheurs ont déterminé la consommation de jus et de boissons gazeuses par 170 jeunes filles âgées de cinq ans et mesuré le poids et le pourcentage de gras corporel des fillettes pendant une période de 10 ans. Les résultats obtenus sont sans équivoque : les enfants qui consommaient régulièrement des boissons gazeuses dès l’âge de 5 ans présentaient un risque accru de souffrir d’embonpoint à l’adolescence, alors que la consommation de jus n’avait aucun impact. Par exemple, 32 % des jeunes filles de 15 ans qui buvaient 2 portions et plus de boissons gazeuses par jour dès l’âge de cinq ans présentaient un excédent de poids comparativement à 18 % pour celles qui n’en consommaient qu’une portion ou moins.

Les études démontrent sans équivoque qu’il y a un lien entre la consommation de boissons gazeuses chez les enfants et l’obésité.

De bonnes habitudes alimentaires très tôt

Ces observations soulignent encore une fois l’importance d’inculquer le plus rapidement de bonnes habitudes alimentaires aux enfants de façon à favoriser leur épanouissement en bonne santé. Les sodas sont de mauvais aliments qui n’apportent absolument rien de positif et qui peuvent même, bien au  contraire, favoriser l’embonpoint et l’obésité ainsi que les maladies chroniques qui en découlent comme le diabète.

Source

Fiorito et al. Beverage intake of girls at age 5 y predicts adiposity and weight status in childhood and adolescence. Am. J. Clin. Nutr. 90 : 935-942.

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.