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Bien être

Pourquoi caresser un chien est bon pour votre cerveau

Une nouvelle étude montre que caresser un chien peut être bon pour l'animal et le cerveau de la personne.

Marie Desange

Une nouvelle étude montre que caresser un chien peut être bon pour l’animal et la personne. Une nouvelle étude a mesuré les effets de caresser un chien sur l’activité cérébrale humaine. Il a déjà été démontré que les chiens réduisent le stress, mais les mécanismes neurologiques n’ont pas été étudiés. De nombreuses thérapies actuelles et potentielles font appel aux animaux, en particulier aux chiens.

On dit depuis longtemps que les chiens sont « le meilleur ami de l’homme ». Aujourd’hui, une nouvelle étude menée en Suisse suggère que les chiens peuvent être bons pour notre cerveau. Les chercheurs ont recruté 19 adultes en bonne santé (9 femmes et 10 hommes) pour que leur activité cérébrale soit mesurée sur plusieurs séances, en présence ou non d’un chien.

Selon les chercheurs, les résultats pourraient améliorer l’efficacité des thérapies assistées par les animaux utilisées pour traiter de nombreuses affections, notamment:

la dépression
la démence
le syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Comment l’étude a-t-elle été réalisée ? Et quels ont été les résultats ?

Les études précédentes sur les effets physiologiques des chiens sur les humains utilisaient souvent des technologies d’imagerie telles que le PET scan, la topographie par émission de positons.

Si les scanners d’imagerie ont de nombreux usages médicaux, ils présentent quelques inconvénients dans une étude comme celle-ci. Ils peuvent être bruyants et longs, et les participants doivent parfois rester immobiles. Ce ne sont pas des caractéristiques qui s’associent généralement bien avec les chiens, de sorte que les études précédentes ont souvent utilisé des photos de chiens comme substituts.

Dans cette étude, les chercheurs ont choisi d’utiliser la spectroscopie fonctionnelle dans le proche infrarouge (fNIRS). Deux électrodes ont été placées sur le front des participants pour mesurer l’activité du cortex préfrontal. Cette zone du cerveau joue un rôle important dans le traitement cognitif social.

Les participants ont d’abord été mesurés dans un état neutre, face à un mur blanc. Ensuite, les mesures ont été prises alors que le contact avec un chien était progressivement introduit.
Les participants ont d’abord pu voir le chien, puis s’asseoir à côté de lui, et enfin le caresser avant de revenir à un état neutre. Aucun des participants n’avait d’allergies ou de phobies des chiens.

Ces mesures ont été prises sur 6 sessions pour chaque participant : 3 avec un chien, et 3 avec une peluche. La peluche contenait une bouillotte pour lui donner plus de poids et de chaleur.
Trois chiens réels ont été utilisés, toutes des femelles âgées de 4 à 6 ans. Il y avait un Jack Russel, un goldendoodle et un golden retriever.

Les résultats ont montré que l’activité cérébrale augmentait considérablement au cours des phases progressives de l’expérience et que le taux d’hémoglobine oxygénée restait élevé (indiquant une activité accrue) même après le départ du chien. La peluche a eu des effets similaires, mais seulement au début. Les chercheurs ont indiqué qu’au fur et à mesure que les participants revenaient pour d’autres séances, la différence d’activité cérébrale entre les séances avec le chien et celles avec la peluche augmentait de manière significative.

 

Mise en pratique au quotidien

La communauté médicale s’intéresse à la mise en pratique des résultats de cette étude. Les thérapies assistées par des chiens sont précieuses pour de nombreux troubles chroniques et peuvent être employées dans des contextes où le « calme » est nécessaire, comme avec les enfants et dans les établissements de soins de longue durée.

Les animaux de compagnie comme les chiens peuvent et doivent être considérés comme une option thérapeutique importante pour les patients de tous âges qui traversent un certain nombre de problèmes de santé physique ou mentale. Les experts ont noté qu’un aspect intéressant de l’étude était l’effet accru de plusieurs séances avec un chien.

L’exposition et l’expérience favorisent la familiarité. Des études de psychologie ont constamment démontré comment le simple effet d’exposition influence une préférence pour la familiarité : nous préférons les choses qui nous sont familières à celles qui sont nouvelles. Cette certitude et ce confort sont sans aucun doute bidirectionnels, de sorte que non seulement nous réagissons plus positivement, mais le chien a également tendance à réagir plus positivement aux humains avec lesquels il entretient des liens sécurisés.

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