Parasomnies : quels sont les causes et les types de ce trouble de sommeil ?

En général, le temps que vous passez à dormir est le moment où votre corps se repose et se régénère. Pour les personnes souffrant de parasomnies, le sommeil n’est pas aussi réparateur.

Une personne souffrant de parasomnies peut sembler alerte, marcher, parler, manger ou faire d’autres activités, mais sans en avoir conscience, car le cerveau n’est que partiellement éveillé. Une personne souffrant d’un autre type de parasomnies peut également connaître des terreurs ou des paralysies du sommeil. Ces troubles sont aussi dus au fait que le cerveau est légèrement plus conscient que d’habitude pendant le sommeil.

Les parasomnies ne sont pas inquiétantes en soi ; le principal danger réside dans le fait qu’une personne atteinte se blesse ou blesse les autres sans le savoir.

Quelles sont les différentes catégories de parasomnies ?

Il est normal de passer par cinq stades de sommeil (stades 1 à 4 et sommeil paradoxal) chaque nuit, les stades 1 à 4 reflétant des états de sommeil progressivement plus profonds. Mais le cinquième stade, le sommeil paradoxal, est le seul stade pendant lequel le cerveau traite les informations de la journée. C’est aussi le moment où nous faisons le plus souvent des rêves.

Il existe deux types de parasomnies : les parasomnies liées au sommeil paradoxal et les parasomnies non liées au sommeil paradoxal. La différence entre les deux est que les parasomnies du sommeil paradoxal (REM) impliquent des comportements ou des émotions anormaux qui se produisent pendant le sommeil paradoxal, tels que les rêves exagérés, les terreurs nocturnes et le somnambulisme. Les parasomnies du sommeil non-REM se produisent pendant les stades non-REM du sommeil et peuvent inclure le somnambulisme, les cauchemars, les grincements de dents et les mouvements corporels étranges. Les deux types de parasomnie peuvent avoir des causes physiques ou psychologiques sous-jacentes. Il est donc important de consulter un professionnel si vous ressentez des symptômes.

Quelles sont les causes des parasomnies ?

Une personne endormie n’est pas consciente de passer d’un stade à l’autre des cinq stades du sommeil, mais c’est au cours de ces transitions que les parasomnies sont susceptibles de se produire. Elles sont souvent déclenchées lorsqu’une personne est légèrement réveillée pendant la transition, par exemple par un bruit, un changement de température, une apnée du sommeil (lorsque la respiration s’interrompt momentanément pendant le sommeil) ou des jambes sans repos.

Bien que l’on ne sache pas exactement pourquoi certaines personnes sont plus susceptibles de souffrir de parasomnies, certaines ont été associées à des troubles psychiatriques tels que la dépression, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique.

Les parasomnies non liées au sommeil paradoxal surviennent généralement chez les personnes âgées de 5 à 25 ans ayant des antécédents familiaux de parasomnies similaires. Les parasomnies liées au sommeil paradoxal peuvent toucher des personnes de tous âges.

Quels sont les traitements envisagés lors des deux types de parasomnies ?

Les traitements de la parasomnie du sommeil paradoxal et de la parasomnie du sommeil non paradoxal peuvent varier en fonction du type de trouble et de sa gravité. Les options de traitement peuvent inclure :

Modifications du mode de vie.

Les modifications du mode de vie peuvent consister à établir des heures de coucher régulières, à éviter les activités stimulantes avant le coucher, à s’adonner à des activités paisibles pour se détendre avant le coucher, comme lire ou prendre un bain, à éviter de manger de gros repas à l’approche du coucher, à faire de l’exercice régulièrement mais pas à l’approche du coucher et à réduire le stress.

Médicaments.

Les médicaments utilisés pour traiter les parasomnies du sommeil paradoxal et non paradoxal peuvent inclure :

  • Les antidépresseurs tricycliques (ATC) : sont des médicaments sédatifs qui bloquent l’absorption de neurotransmetteurs tels que la norépinéphrine et la sérotonine.
  • Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : sont des médicaments antidépresseurs qui agissent sur les niveaux de sérotonine dans le cerveau.
  • Les benzodiazépines : réduisent l’anxiété en augmentant l’activité des récepteurs GABA.
  • Les agonistes de la mélatonine : (comme le ramelteon) imitent l’action de la mélatonine dans l’organisme, ce qui contribue à réguler les cycles de sommeil et d’éveil.
  • Le modafinil : agit en augmentant la libération de noradrénaline et en bloquant le recaptage de la dopamine
  • La carbamazépine et d’autres anticonvulsivants : utilisé pour diminuer les décharges électriques anormales dans le cerveau qui peuvent entraîner des crises ou des symptômes neurologiques comme des spasmes ou des tics associés à certaines parasomnies.

Psychothérapie.

Enfin, on peut également avoir recours à la psychothérapie, qui consiste à parler de ses pensées ou de ses sentiments avec un thérapeute qualifié afin d’identifier les éléments déclencheurs des épisodes ou de comprendre comment gérer son comportement lorsqu’ils se produisent. La thérapie cognitivo-comportementale est un type de psychothérapie qui vise à aider les patients à prendre conscience de leurs schémas de pensée afin qu’ils puissent les modifier si nécessaire.

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