Masques faits maison : attention à bien respecter ces deux points pour assurer leur efficacité

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La récente recommandation de l’Académie de médecine d’utiliser des masques de visage en tissu pour aider à ralentir la propagation de COVID-19 a donné lieu à de nombreux articles et vidéos pratiques. Si vous vous lancez dans la confection maison de masques de protection, il faut impérativement respecter deux caractéristiques essentielles à la bonne conception des masques de protection individuelle : l’ajustement et le choix du tissu.

La réalité de la taille des particules

Les particules de virus sont minuscules, de 0,1 à 0,3 micron. Une particule de 40 microns est visible à l’œil nu. Pour tout ce qui est plus petit, il faut un équipement spécialisé pour le voir.

Les masques de protection comme le FFP2 sont conçus pour empêcher les particules virales d’entrer et de sortir du masque. En raison des pénuries actuelles, les masques FFP2 doivent être réservés aux médecins et personnels de santé directement aux prises avec des malades infectés.

Masques faits maison : mieux que rien

Les masques faits maison ne peuvent pas bloquer ou filtrer le virus du SRAS-CoV-2, car il peut facilement passer à travers tous les matériaux courants que l’on a chez soi. Cependant, un masque fait maison est toujours mieux que rien du tout. S’il est fabriqué correctement, un masque fait maison peut réduire la transmission du virus de son porteur à d’autres personnes en empêchant la formation de grosses gouttelettes et d’un « brouillard » produit par la toux ou l’éternuement. Il peut donc réduire la transmission du virus d’une personne à l’autre.

Comment ajuster parfaitement son masque

Les masques doivent couvrir complètement le nez et la bouche. Lorsque vous prenez des mesures pour déterminer le dessin d’un masque, assurez-vous qu’il s’étend du haut du nez, aussi près que possible des yeux sans obstruer la vue, jusqu’en dessous du menton. Les masques doivent couvrir le visage d’un côté à l’autre, bien au-delà de l’ouverture de la bouche.

Lors de la mise au point des prototypes, vérifiez qu’il n’y a pas de trous sur les bords du masque. Si vous en voyez, refermez-les en pinçant le tissu et en cousant, scotchant ou agrafant les bords pour créer un pli. Un mince fil métallique ou un trombone placé le long du bord supérieur du masque peut le stabiliser et le façonner le long de l’arête du nez et de la pommette pour un ajustement plus précis.

Les masques doivent rester bien en place et s’ajuster confortablement à l’aide d’attaches ou de boucles d’oreilles élastiques. Si le masque est trop serré ou trop lâche, le porteur peut l’ajuster en permanence, en oubliant l’avertissement « Ne touchez pas votre visage !

Les attaches et les boucles doivent également servir de mécanisme pour enlever le masque, car l’avant du masque pourrait être contaminé. Il ne faut donc jamais enlever son masque en le tirant par l’avant.

Bien choisir ses tissus

Les masques faits maison doivent comporter des tissus qui :

– Réduisent la transmission du virus par le nez et la bouche

– s’enroulent autour du visage facilement et sont confortables près de la peau

– sont faciles à laver et à désinfecter.

Les 4 variables à respecter absolument

Le tissu est composé de quatre variables qui doivent être prises en compte pour la fabrication des masques : la fibre, le fil, la structure et la finition. Changez une variable et la performance du masque change.

Les fibres sont le plus petit composant d’un tissu. Elles ne peuvent pas être identifiées par la vue ou le toucher. Recherchez une étiquette sur la teneur en fibres des produits ou des tissus que vous pourriez utiliser pour votre masque.

Il y a trois caractéristiques importantes des fibres à prendre en compte pour la fabrication des masques.

La première est la taille en micron, le diamètre d’une fibre. La particule du virus du SRAS-CoV-2 est de 0,1 à 0,3 micron, donc les fibres de petite taille permettent d’obtenir des structures de tissu plus compactes pour réduire la transmission.

La seconde est la sensation de la fibre à proximité de la peau, ce favorisera le confort du masque sur votre visage.

La troisième est la récupération de l’humidité, c’est-à-dire la façon dont la fibre absorbe l’humidité. Un tissu dense indique une plus grande capacité d’absorption

Tout savoir sur le sujet

Pour que le masque joue au mieux son rôle, envisagez de construire un système à trois couches

Ce système à trois couches comprend un espace entre les couches intérieure et extérieure avec une couche intermédiaire amovible. Un « filtre » remplaçable sera inséré dans cet espace. Si une couche de tissu est trop fine, ajoutez des couches supplémentaires pour la protection.

Rappelez-vous, les masques faits maison ne filtreront pas le SRAS-CoV-2, cependant, les masques peuvent empêcher la transmission de gouttelettes entre les individus. Lorsque vous portez un masque, n’oubliez pas de continuer à prendre vos distances sociales, de vous laver les mains fréquemment et d’essuyer les surfaces et les emballages.