Manger du poisson prévient le déclin cognitif et la perte de mémoire

La consommation hebdomadaire de poisson cuit au four ou grillé, mais pas frit, s’avère associée à une perte moindre de matière grise liée à l’âge, selon une nouvelle étude menée par une équipe de l’Université de Pittsburgh.

Si les très en vogue sushis contribuent à rendre plus fréquente la consommation de poisson cru, le poisson cuit peut bel et bien faire valoir ses atouts, notamment pour la santé du cerveau. C’est ce qui ressort de cette recherche menée auprès de 260 personnes âgées de plus de 65 ans et de cognition normale, enrôlés dans une étude multicentrique pendant 10 ans.

Poisson: les aires du cerveau liées à la mémoire et la cognition plus importantes

Les résultats montent que la consommation de poisson cuit au four ou grillé à raison d’au moins une fois par semaine est associée à un volume du cerveau plus important, en particulier des régions associées à la mémoire (+ 4,3 %) et à la cognition (+ 14 %), par rapport à ceux qui ne consomment pas de poisson régulièrement.

La friture tue les effets bénéfiques du poisson

Aucune association n’est cependant relevée entre ces changements de volume de la substance grise et les taux sanguins d’oméga-3. À noter également qu’aucun effet n’est relevé pour la consommation de poisson frit, confirmant ainsi ce qui est couramment admis, à savoir que la friture du poisson le rend nettement moins intéressant, ne fut-ce que par une perte substantielle de ses oméga-3.

Prévention du déclin cognitif

Pour le Dr James T Becker, l’investigateur principal, de tels facteurs du style de vie, comme la consommation régulière de poisson, plus que des facteurs biologiques, contribuent aux changements structurels du cerveau, et sont susceptibles de prévenir ou retarder les problèmes cognitifs qui peuvent se développer plus tard dans la vie.

Source

Raji C.R: Regular Fish Consumption and Age-Related Brain Gray Matter Loss. Am J Prev Medicine