L’orthosiphon : une réputation thérapeutique ciblée

L’orthosiphon, une plante d’Asie du Sud-Est de la famille des Lamiacées, est connue sous plusieurs noms : barbie flora, moustaches de chat, thé de Java. Son nom, orthosiphon, pourrait dire en grec ancien « tuyau droit », une appellation parfaite pour cette plante championne des maladies urinaires. Voici des indications pour la phytothérapie.

Quels sont les actifs principaux de l’orthosiphon ?

  • une vingtaine de composés phénoliques : dont des flavonoïdes et des tannins anti-inflammatoires, antibactériens et astringents,
  • terpènes et des saponines : aux propriétés antiseptiques, antibactériennes, diurétiques,
  • sel de potassium : un agent alcalinisant, efficace dans les infections urinaires sans gravité,
  • huile essentielle ( faible teneur).

Que traite-t-on avec cette plante ?

Bien que l’orthosiphon soit reconnu en phytothérapie pour d’autres propriétés (comme des effets anti-hypertension ou anti-hormonaux), on l’utilise principalement pour :
Cette plante est parfois recommandée lors d’un régime amaigrissant : s’il y a perte de poids à court terme en raison du drainage, cette plante ne fait pas maigrir.

Comment l’utiliser en phytothérapie ?

  • infusion : 3 cuillères à café de feuilles séchées dans une tasse d’eau bouillante.
  • poudre : 20 g par litre d’eau, trois fois par jour.
  • gélule : 2 gélules de 100 mg trois fois par jour.
  • extrait liquide : 1 cuillère à café dans un verre d’eau 3 fois par jour.
Boire beaucoup d’eau pendant le traitement.

Quelles sont les précautions à prendre ?

L’orthosiphon est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants. Il est contre-indiqué aux personnes souffrant de troubles cardiaques ou rénaux et de coliques néphrétiques. En effet, prendre des diurétiques à ce moment-là augmente la pression dans les reins et la douleur.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.

Avez-vous trouvé cet article utile?
À lire aussi
Aline Legrand