Les vertus thérapeutiques de la consoude

La consoude est une plante herbacée qui pousse principalement en milieux humides. Originaire d’Europe et aujourd’hui répandue jusqu’en Asie, ce végétal à clochettes appartient à la famille des Boraginacées. Son nom scientifique est Symphytum officinale. Les herboristes du Moyen Âge avaient décelé en elle des propriétés de régénération et l’employaient pour accélérer la cicatrisation des plaies. Est-ce toujours le cas dans la phytothérapie actuelle ?

Quels sont ses principaux actifs ?

Parmi les composants de la consoude se trouvent :
  • de l’allantoïne : facilite la régénération tissulaire, hydrate, stimule la desquamation, anti-inflammatoire,
  • des mucilages : ces polysaccharides qui se transforment au contact de l’eau sont anti-inflammatoires, décongestionnants,
  • des polyphénols : de l’acide lithospermique (aux propriétés antigonadotrophiques) et de l’acide rosmarinique (anti-inflammatoire),
  • des tannins : anti-inflammatoires, antibactériens, astringents,
  • des saponides : expectorantes, sécrétolytiques,
  • des alcaloïdes pyrrolizidiniques : anti-inflammatoires,
  • des vitamines : B12, B1, B2, C.

Quelles sont les indications thérapeutiques de la consoude ?

On l’utilise cette plante pour :
  • cicatriser les plaies, soigner des affections cutanées (eczéma, acné, mastite, escarres),
  • traiter les brûlures,
  • soutenir la consolidation des fractures,
  • apaiser les tendinites, entorses, mal de dos, courbatures, ecchymoses.

Comment l’utiliser ?

La consoude s’utilise par voie externe et, si voie interne, uniquement sous contrôle médical ou à doses homéopathiques.
  • décoction : à appliquer sur la peau en compresse, faire bouillir 20 minutes 200 g de racines séchées et 1 litre d’eau.
  • cataplasme : écraser quelques feuilles fraîches et appliquer sur la peau.
  • baume ou gel : deux à trois applications externes.
  • teinture-mère : en friction sur une compresse 2 à 3 fois par jour.

Quelles sont les précautions d’usage ?

L’usage de la consoude est réservé au traitement local ou homéopathique. Ingérer de la consoude est formellement déconseillé.
Les produits à base consoude ne doivent pas être appliqués sur des plaies ouvertes.
Selon différentes études scientifiques, même l’usage externe de la consoude devrait être limité dans le temps.
Les alcaloïdes pyrrolizidiniques sont potentiellement toxiques pour le foie et peuvent entraîner des risques de cancer et de mutation génétique.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.

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Aline Legrand