Les super-pouvoirs de la médecine amérindienne.

La médecine amérindienne, c’est la médecine traditionnelle du Brésil, du Mexique, de la Bolivie ou encore du Pérou. Des pays avec une histoire, des savoirs uniques en leurs genres. Entre les Guaranis, les Quechuas ou encore les Matsés, les connaissances traditionnelles en matière de médecine ont permis de mettre au point des centres médicaux associés à des pratiques efficaces, même si peu conventionnelles.

Une médecine unique, avec une philosophie unique.

La médecine qui règne dans cette région d’Amazonie est très exceptionnelle. L’approche holistique est au cœur de tous les procédés de soins. Chaque soin prend en compte l’aspect physique et émotionnel (mentales et spirituelles). Dans la médecine amérindienne, soigner revient alors à prendre soin de son corps, mais également à assurer sa relation avec son environnement (relations à la nature et avec les autres).

La recherche de l’alignement complet avec cet ensemble, désignée par cosmos, est la garantie d’une parfaite santé. Dans ce type de médecine, l’introspection tient aussi un rôle important. En plus d’être une thérapie physique, c’est le moment où l’individu se recentre sur lui et commence un travail de connaissance de soi.

Un médecin atypique.

Point de blouse blanche ou de stéthoscopes, dans la médecine amérindienne à base de plante, c’est un chaman qui tient le rôle de médecin. En tant que médecin spirituel, c’est donc lui qui servira de passerelle entre les entités visibles et le monde invisible qui nous entoure.

Pour pouvoir établir le contact entre ces deux mondes, ce type de médecine s’aide de plusieurs choses : danses, chants et musique, rites de fumigation… autant de choses qui permettent d’accéder à une conscience beaucoup plus large, très proche de l’état d’hypnose. Une fois que le chaman a atteint cet état, il sera en mesure de partager ces nouvelles perceptions et cette force à son patient.

Une médecine soutenue par les plantes.

En effet, la médecine amérindienne s’aide de plantes. Pour accompagner au mieux le patient, le chaman a à sa disposition un nombre non négligeable de plantes. La sauge, par exemple, est une plante qui est réputée pour attirer le maximum d’énergie dans notre environnement, et possède aussi des propriétés purifiantes. Et dans la pharmacopée végétale sur laquelle se repose ce type de médecine, des plantes font figure de stars. Si on devait écrire un livre et l’intituler « Les plantes de la médecine amérindienne », il serait un ouvrage de référence unique.

C’est par exemple le cas de la sève du sang-de-dragon. Un liquide obtenu d’un arbre que l’on appelle le Croton Lechleri et qui sert surtout à accélérer les processus de cicatrisation. Autre produit que la culture amérindienne tient en haut lieu, c’est le saule. En mâchant l’écorce de saule, c’est un antidouleur très efficace. Effectivement, le principal ingrédient actif dans son écorce, c’est la salicine. Un hétéroside naturel qui mènera à la découverte de l’aspirine en 1897. La salicine est également au cœur de l’élaboration de l’acide salicylique (très utile dans la fabrication du shampoing antipelliculaire, etc.).

Baies et fruits pour rester en vie :

Les cerises d’Amazonie figurent en tête de liste. Des baies qui sont réputées pour soigner les problèmes cutanés et les troubles digestifs. Et vous savez quoi ? Ces baies contiennent beaucoup de vitamine C (plus qu’une orange) et servent pour prévenir la fatigue et le stress.

Le guarana est de plus en plus utilisé dans la médecine moderne. Mais les Amérindiens savaient depuis longtemps que c’était un arbre et un fruit aux mille vertus. En effet, le Warana (l’autre petit nom du guarana) possède des vertus astringentes, aphrodisiaques, analgésiques, diurétiques… Des fruits qui ne représentent pourtant pas toutes les possibilités offertes par la forêt amazonienne. Autrement dit, le peuple amérindien est encore loin d’avoir livré tous ses secrets en matière de médecine.

Ce que doit la médecine moderne à la médecine amérindienne.

Les tribus amérindiennes de tous les pays utilisent depuis longtemps les plantes et les produits botaniques à des fins médicinales. En fait, bon nombre des remèdes à base de plantes les plus populaires utilisés aujourd’hui ont été découverts par les Amérindiens. Par exemple, la tribu Cherokee utilise l’écorce de saule pour traiter la douleur depuis des siècles, et la médecine moderne a depuis isolé l’ingrédient actif, l’acide salicylique, qui est le principal composant de l’aspirine.

De même, la tribu des Seminoles utilisait la sève d’un type d’agrume pour traiter les rhumes et les fièvres, ce qui a conduit au développement du jus de citron comme traitement du scorbut.

En outre, les Amérindiens ont également appris aux premiers colons à utiliser le tabac à des fins médicinales. Aujourd’hui, le tabac est encore utilisé dans certaines cérémonies de guérison amérindiennes, et il est par ailleurs étudié pour son potentiel dans le traitement de diverses maladies, notamment la maladie d’Alzheimer et le cancer.

Par exemple, et non des moindres, la notion de se protéger contre les maladies. Principe qui mènera vers le développement de la vaccination. Ce sont des tribus qui ont compris très tôt l’importance de rester en bonne santé dans la jungle. En prenant à petite dose certaines substances, ils se constituaient de puissants anticorps.

C’est ainsi grâce aux peuples amérindiens que la découverte du lait maternisé et des biberons a vu le jour. Des concepts et des inventions qui sauvèrent autrefois des nourrissons de la famine.

Il est clair que la médecine moderne a une dette de gratitude envers les tribus amérindiennes pour leur contribution inestimable au domaine de la phytothérapie.

 

 

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