Les secrets du café pour protéger le cerveau du vieillissement

Une  méta-analyse prouve qu’une consommation de café modérée diminue le risque de développer des troubles cognitifs. Dans le cadre de cette recherche, 9 études de cohorte prospectives ont été évaluées.

Plus spécifiquement, c’est la relation entre troubles cognitifs, démence et retard cognitif et les différences en matière de consommation de café quotidienne qui a été étudiée. Au total, les neuf études sélectionnées ont rassemblé plus de 30 000 participants de 60 ans et plus issus d’Asie et d’Europe.

1 à 2 tasses de café par jour

Les résultats montrent une apparition moins fréquente de ces troubles chez les personnes qui consomment 1 à 2 tasses de café par jour par rapport aux personnes qui en consomment moins d’une par jour. La relation dose-effet fait apparaître une courbe en J statistiquement significative : une consommation de café modérée a un effet protecteur, contrairement à une consommation nulle.

Deux autres études viennent également confirmer cette association : le nombre le plus faible de cas de troubles cognitifs a été observé chez les personnes qui consomment trois à cinq tasses de café par jour. L’origine ethnique, le genre, la longueur de l’étude, la taille de l’échantillon et la méthode de consommation de café s’avèrent ne pas avoir d’influence manifeste sur les résultats de l’enquête.

Les molécules du café à l’oeuvre

Le café est composé de différents composés chimiques, dont des composés phytochimiques, des minéraux et de la caféine. Cette dernière est considérée comme l’un des facteurs prépondérants de cette association. Il s’agit d’un composant neurostimulant au même titre qu’un antagoniste non sélectif de l’adénosine, ce qui peut jouer un rôle en matière de temps de réaction, de concentration et de mémoire.

Source

Wu L, Sun D, He Y : Coffee intake and the incident risk of cognitive disorders: A dose-response meta-analysis of nine prospective cohort studies. Clin Nutr. doi: 10.1016/j.clnu