Les légumes de la famille du chou : de formidables agents de détoxication et anticancer de saison

Non seulement les légumes de la famille du chou constituent des sources importantes de plusieurs vitamines et minéraux, mais, en plus, plusieurs études réalisées au cours des dernières années ont montré que la consommation régulière de ces légumes permet de réduire significativement les risques de développer une panoplie de cancers, en particulier ceux du poumon, de la vessie, du système gastro-intestinal (estomac et côlon) et du sein.

Ces effets de prévention du cancer associés aux choux et à leurs cousins sont dus à leur contenu élevé en glucosinolates, une classe de molécules anticancéreuses très puissantes qui n’est retrouvée que dans les légumes de cette famille.

Quelle famille !

Les légumes de la famille du chou sont également appelés crucifères, une appellation qui vient de la forme en croix des fleurs produites par ces plantes (croix se dit crux, crucis en latin). Les légumes crucifères comprennent non seulement plusieurs variétés de choux, mais également plusieurs espèces de plantes à

première vue très différentes l’une de l’autre : pourtant, le navet, le radis, le cresson et même la moutarde sont tous des crucifères !

Le chou est sans doute l’un des premiers légumes à être cultivé par les humains. Les anciennes civilisations attachaient une grande importance à cette plante qui, selon eux, était non seulement un aliment de base quotidien, mais également un légume doté de grandes vertus thérapeutiques. L’importance du chou dans la culture culinaire et médicale de l’époque était tellement grande qu’à partir du simple chou sauvage, les anciens sont parvenus à produire un très grand nombre de variétés différentes de choux que nous pouvons encore savourer aujourd’hui. En effet, le brocoli, le chou-fleur, le kale, le chou frisé ou encore les choux de Bruxelles sont tous des choux qui descendent d’un ancêtre commun et qui ne doivent leur apparence distincte qu’aux nombreuses manipulations des agriculteurs romains et grecs.

Détoxifier l’organisme

En matière de prévention du cancer, l’effet bénéfique des légumes crucifères vient principalement de leur capacité à bloquer le potentiel cancérigène d’un grand nombre de produits dangereux si notre alimentation est déficiente. En effet, pour provoquer un cancer, les agents cancérigènes doivent se fixer au matériel génétique de la cellule (l’ADN) et induire des dommages qui mèneront au développement d’un cancer. Les glucosinolates présents dans les légumes de la famille du chou empêchent ce phénomène en stimulant l’activité de nos systèmes de défense contre ces produits agresseurs toxiques, ce qui provoque une augmentation de leur élimination hors de l’organisme et la réduction par le fait même de leur potentiel cancérigène.

Cet effet est extrêmement important car plusieurs cancers sont directement causés par des déficits dans l’activité de ces systèmes de détoxification : un apport régulier en légumes crucifères permet d’augmenter la performance de ces systèmes. Certaines personnes sont plus susceptibles de développer un cancer du poumon à cause d’un déficit dans leur système de défense contre les cancérigènes, mais que la consommation élevée de légumes crucifères renverse cette prédisposition en diminuant le risque que courent ces personnes d’être touchées par cette maladie.

Les légumes crucifères doivent donc être considérés comme des armes de défense de première ligne qui empêchent les substances cancérigènes de causer des dommages aux cellules qui mèneraient au développement de cancers.

La clé : en manger souvent

Comme pour tous les aliments anticancéreux, il est essentiel de manger régulièrement les légumes crucifères pour maximiser la protection contre le cancer. Heureusement pour nous, la très grande variété de légumes crucifères présentement sur le marché permet de pouvoir profiter au maximum des propriétés bénéfiques de ces aliments sans tomber dans la monotonie. Que ce soit sous forme de soupe ou encore dans vos plats de légumes sautés ou cuits à la vapeur, la consommation d’au moins trois portions de légumes crucifères par semaine représente un des changements d’habitudes qui aura le plus de répercussions sur votre risque d’être touché par le cancer.

Conseil pratique : Manger l’un ou l’autre des légumes crucifères suivants au moins trois fois par semaine.

  • Brocoli
  • Chou pommé (lisse ou frisé)
  • Chou-fleur
  • Choux de Bruxelles
  • Navet
  • Radis
  • Cresson
  • Kale