Les frites: un risque accru de mortalité prématuré

Une étude prospective publiée dans the American Journal of Clinical Nutrition montre une augmentation de la mortalité associée à la consommation de pomme de terre, mais uniquement lorsque celle-ci est frite.

Mauvaise nouvelle pour les frites! On sait que la friture n’est pas un mode de cuisson de prédilection pour le profil nutritionnel de la pomme de terre: non seulement, elle rend riche en graisse un tubercule qui au départ en est pauvre, mais en plus elle génère de l’acrylamide, fortement suspectée d’être cancérigène. Mais cette fois, c’est une étude prospective qui montre que la consommation de pomme de terre frite, à raison d’au moins 2 fois par semaine, est associée à une augmentation significative de la mortalité.

Une étude menée sur 4400 personnes pendant 8 ans

Cette étude visait à étudier de façon spécifique l’influence de la consommation de pomme de terre sur la mortalité. Car même lorsqu’elle n’est pas frite, la pomme de terre et ses effets sur la santé font l’objet de discours contradictoires. Les uns soulignent qu’il s’agit d’une précieuse source de glucides complexes, les autres rétorquent que son index glycémique assez élevé en fait un aliment peu recommandable. Les chercheurs ont donc mené leurs investigations auprès de 4.440 participants issus de la Osteoarthritis Initiative cohort study, âgés de 45 à 79 ans à l’inclusion, et suivis pendant 8 ans.

Frites : augmentation de la mortalité à partir de deux fois par semaine

Les résultats indiquent, après ajustement pour 14 facteurs confondants potentiels, qu’il n’y a pas de différence de mortalité entre ceux qui consomment le plus de pommes de terre, par rapport à ceux qui en consomment le moins. Par contre, l’analyse des sous-groupes révèle une augmentation de la mortalité à partir d’une consommation de pommes de terre frites de 2 à 3 fois par semaine.

Source

Veronese N. et al.,Fried potato consumption is associated with elevated mortality: an 8-y longitudinal cohort study . The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 106, Issue 1, 1 July 2017,

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Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.