Les fraises, les alliées de saison de la santé cardiovasculaire

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 La saison des fraises démarre, c’est une bonne occasion de rappeler à quel point ces fruits délicieux exercent des effets importants sur la santé. Selon deux études importantes, un de ces bénéfices serait d’améliorer la santé cardiovasculaire en abaissant le taux de cholestérol et en améliorant les défenses antioxydantes.

En plus de leur goût extraordinaire, les fraises sont des fruits très intéressants pour la santé en raison de leur contenu élevé́ en polyphénols comme l’acide éllagique et les anthocyanines. Ces molécules exercent plusieurs effets positifs sur l’organisme, notamment grâce à leur puissante action antioxydante qui réduit les dommages causés par le stress oxydatif, ainsi que leurs propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses. Les petits fruits comme les fraises sont possiblement la meilleure illustration que ce qui est bon au goût peut également l’être pour la santé, et que ces aliments méritent une place de choix dans nos habitudes alimentaires.

Un net bénéfice cardio-vasculaire

Plusieurs études réalisées à l’aide de modèles animaux suggèrent que la forte activité antioxydante des fraises pourrait améliorer la santé du système cardiovasculaire. Pour déterminer si cet effet peut également être observé chez les humains, une équipe de recherche italo-espagnole a recruté 23 volontaires et leur a demandé de manger 500 g de fraises chaque jour pendant un mois. Une analyse du profil sanguin des participants à l’étude a été́ ensuite réalisée et comparée avec celle obtenue avant le début de l’étude.

Les résultats sont spectaculaires et montrent que le simple fait d’ajouter les fraises au menu est capable de modifier drastiquement plusieurs paramètres reconnus pour influencer le risque de maladie cardiovasculaire. D’une part, le stress oxydatif est fortement diminué à la suite de la consommation de fraises, tel que visualisé par une hausse marquée (40 %) de l’activité́ antioxydante du sang et une réduction parallèle de métabolites oxydés et de l’hémolyse (destruction des globules rouges). Le profil de lipides est lui aussi considérablement modifié après l’ingestion régulière de fraises, avec une diminution de 14 % du taux de cholestérol LDL (le mauvais) et une baisse de 21 % des triglycérides circulants. Ces réductions sont directement liées à la consommation abondante de fraises par les volontaires, car les taux de ces deux lipides sanguins sont rapidement revenus à leurs valeurs initiales à peine 15 jours après la fin de l’étude.

Ces résultats suggèrent donc que les fraises peuvent diminuer le risque de maladie cardiovasculaire, en accord avec une étude montrant que la consommation de trois portions ou plus par semaine de fraises et de myrtilles était associée à une diminution de 33 % du risque d’infarctus du myocarde.

Congelées ou en confiture, ça marche aussi

Même si les fraises sont maintenant disponibles presque toute l’année, les fraises locales de saison sont sans contredit les meilleures et il faut absolument profiter des prochaines récoltes pour faire le plein de ces fruits extraordinaires. Pour un usage futur, la congélation des fruits entiers est considérée comme la méthode de choix pour préserver autant l’intégrité́ des fruits que leur contenu en composés photochimiques. Les confitures représentent également une approche valable, car une analyse des polyphénols associés aux fraises conservées de cette façon ne montre aucune perte significative après cinq mois d’entreposage à 25 °C.

Source

Alvarez-Suarez JM et coll. One month strawberry rich anthocyanin supplementation ameliorates cardiovascular risk, oxidative stress markers and platelet activation in humans. J Nutr Biochem. 25: 289-94.

Cassidy A et coll. High anthocyanin intake is associated with a reduced risk of myocardial infarction in young and middle-aged women. Circulation 127: 188-196.

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4 COMMENTAIRES

  1. d’accord avec vous mais vous ne dites pas que les fraises doivent êtes exemptes de produits chimiques, de pesticides car je ne vois pas franchement l’intérêt d’ingurgiter des fraises comme celles venant d’Espagne qui font plus de mal que de bien. OK pour les fraises bio ou comme mon grand père les cultivait et qui avaient un goût que je n’ai jamais retrouvé.

  2. Qu en est il des pesticides et autres engrais chimiques appliqués sur la fraise lors d une consommation abondante comme celle utilisée lors de ces expériences ?

  3. Quand je vais au supermarché et que j’observe les personnes qui se ruent sur les fraises espagnoles pas chères sans goût, dures et de plus bourrées de produits chimiques, je me demande si les gens ne sont pas responsables de maladies qui les attend. Et après, on s’étonne que le cancer est en explosion et en plus on vous demande de l’argent afin d’éradiquer le cancer, on se moque de qui ?

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