L’encéphalomyélite myalgique : un syndrome de fatigue chronique déclenché par votre choix alimentaire

Vous sentez-vous souvent fatigué et épuisé ? Si oui, vous n’êtes pas seul. Nombreux sont ceux qui ont connu un sentiment de fatigue similaire, qui ne semble pas disparaître malgré un sommeil suffisant chaque nuit ou des repas sains tout au long de la journée. En réalité, la fatigue peut avoir plusieurs origines différentes, notamment des problèmes alimentaires et médicaux. Lisez ce qui suit pour en savoir plus sur le mystérieux syndrome connu sous le nom de syndrome de fatigue chronique et sur les aliments qui peuvent en être la cause.

Dormir suffisamment peut s’avérer très important pour stimuler les niveaux d’énergie. Cependant, même après une nuit complète de repos, on peut se sentir épuisé, ce qui signifie que le sommeil n’est pas toujours en cause. En fait, les personnes qui souffrent d’encéphalomyélite myalgique (EM) ressentent souvent une fatigue extrême malgré un sommeil profond de huit heures ou plus.

Cette affection peut être liée à certains aliments consommés par la personne concernée. Si vous constatez que vous continuez à vous sentir fatigué même après une nuit complète de repos, il peut être utile de réfléchir aux facteurs alimentaires déclencheurs.

L’encéphalomyélite myalgique : de quoi s’agit-il ?

Connue sous le nom d’EM ou de syndrome de fatigue chronique (SFC), est un trouble neurologique complexe et débilitant qui affecte le cerveau et le système nerveux et se traduit principalement par une fatigue extrême ou un épuisement. Il se caractérise par une série de symptômes, notamment :

  • Une diminution de l’endurance physique et de l’énergie.
  • Une perturbation des habitudes de sommeil.
  • Des difficultés cognitives telles que des problèmes de mémoire et de concentration.
  • Des maux de gorge.
  • Des douleurs articulaires et musculaires.
  • Des maux de tête.
  • Une sensibilité à la lumière, aux sons et aux odeurs.
  • Des problèmes digestifs tels que des nausées et le syndrome du côlon irritable (SCI).
  • Une détresse psychologique telle que l’anxiété et la dépression.
  • Des symptômes grippaux tels que la fièvre et les frissons.

En outre, elle a été associée à une altération du système immunitaire, ce qui peut rendre les personnes atteintes plus vulnérables aux infections virales.

Comment certains aliments peuvent déclencher l’encéphalomyélite myalgique ?

Certains aliments peuvent déclencher l’encéphalomyélite myalgique (EM) en raison des réactions chimiques qu’ils provoquent dans l’organisme. La consommation de certains types d’aliments peut entraîner une augmentation des marqueurs inflammatoires, ce qui a été associé aux symptômes de l’EM. Par exemple, certaines personnes atteintes d’EM disent se sentir plus mal après avoir mangé des aliments transformés ou sucrés, ainsi que du gluten et des produits laitiers.

En outre, il a été démontré que certains additifs et conservateurs présents dans de nombreux aliments transformés altèrent le système immunitaire et peuvent contribuer à aggraver les symptômes de l’EM. Il est essentiel pour les personnes atteintes d’EM d’adopter un régime alimentaire composé principalement d’aliments entiers et non transformés, car cela leur permet de contrôler leur consommation d’ingrédients potentiellement problématiques.

De plus, éviter les aliments riches en sucres raffinés peut contribuer à réduire l’inflammation et à faciliter la gestion des symptômes. De nombreuses personnes atteintes d’EM trouvent que le fait de suivre un régime pauvre en glucides aide à soulager bon nombre de leurs symptômes. Les régimes à faible teneur en glucides mettent l’accent sur la consommation de protéines telles que les viandes maigres et le poisson, de graisses saines comme l’huile d’olive, les noix, les graines et les avocats, ainsi que de glucides complexes comme les patates douces et le quinoa.

Enfin, il est important de s’hydrater correctement lorsqu’on vit avec l’EM, car la déshydratation peut exacerber les niveaux de fatigue et de douleur déjà existants.

Les graisses animales sont les premières à bannir selon une étude.

Selon le Journal Of Human Nutrition and Dietetics, la consommation de graisses animales a été fortement impliquée dans l’apparition des symptômes associés à l’encéphalomyélite myalgique (EM ou SFC).

Les graisses animales sont très caloriques et contiennent une série d’acides gras saturés qui ont été associés à l’inflammation chronique. Les recherches suggèrent que la consommation régulière d’acides gras saturés peut entraîner une augmentation des niveaux de cytokines inflammatoires dans le sang, ce qui peut à son tour provoquer une cascade inflammatoire dans l’organisme.

Cette cascade entraîne l’apparition d’une série de symptômes débilitants caractéristiques de l’EM/SFC, comme la fatigue, les nausées, les douleurs musculaires, les maux de tête, les étourdissements, etc. De plus, les graisses animales ont tendance à être pauvres en nutriments et ne fournissent donc pas les nutriments essentiels au bon fonctionnement et au maintien de cellules saines.

Les recherches indiquent également que les personnes qui consomment de grandes quantités de graisses animales sont plus susceptibles de souffrir d’EM/SFC que celles qui en consomment moins. Il est donc important de faire attention à ses choix alimentaires lorsqu’il s’agit de prévenir ou de gérer les symptômes de l’EM/SFC, car la réduction ou l’élimination des graisses animales peut être bénéfique.

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