Le chêne : un étonnant arbre aux multiples vertus

utilisations thérapeutiques du chêne

Etymologiquement d’origine gauloise, le chêne se retrouve depuis le nord-est jusqu’au sud-est du territoire français. La forêt de chêne se retrouve également au sud Québec, dans les régions plus chaudes. Très résistant aux maladies, il peut vivre un millénaire. Ce sont surtout ses capacités médicinales qui font sa reconnaissance dans le domaine médical traditionnel.

Des écorces jusqu’aux fruits, rien ne se perd dans ce majestueux arbre. Le chêne fait partie de la grande famille des fabacées et connu sous le nom scientifique : Quercus robur  ou Quercus pedunculata. D’un goût amer très prononcé, il est principalement composé de tannin.

Toutes les parties du chêne sont exploitables. Des feuilles à l’écorce, il est sollicité pour ses propriétés hémostatiques. Il est efficace contre la diarrhée, les irritations et les problèmes de digestion.

Les principales indications dans l’utilisation du chêne

En utilisation interne, il est excellent pour calmer les maux stomachiques et pour ses propriétés antiseptiques. En utilisation externe, la solution à base d’écorce ou de feuilles de chêne est excellente pour soigner les maladies de peaux.

Pour ce faire, tremper une compresse stérile dans la solution et tamponner la zone. L’extrait de chêne peut atténuer les inflammations sur les zones muqueuses. Il soigne également la dermatite et les crevasses superficielles.

Le chêne est idéal pour guérir les infections et arrêter sa propagation. Il aide également à réduire les crises d’hémorroïdes. Plus l’arbre est vieux, plus il contient la composition et la richesse nécessaire pour la médecine. Pour un soin plus général, il est conseillé de prendre un bain avec la solution à base de chêne.

En tannage régulier de peau, il a été prouvé que le chêne protège contre la tuberculose. En bain-marie, il est efficace dans la médication de la tuberculose pulmonaire par consomption.

Les utilisations phytothérapiques du chêne

En bain marie

Faire bouillir l’équivalent d’une bonne poignée de main d’écorce séché et broyé pour chaque litre d’eau. Réduire à moitié et à utiliser bien chaud dans une bassine.

Pour les douches des muqueuses, 15 gr de préparation séchée suffisent largement pour un litre d’eau.

Pour la compresse

Prendre une cuillère à soupe d’écorce séchée et faire bouillir dans un demi-litre d’eau durant 15 mn.

En tisane

Utiliser des feuilles de chêne à infuser dans un litre de vin rouge pour les gargarismes et les problèmes d’angines. L’ajout du miel reste facultatif.

En décoction

Faire bouillir 5 gr de bois de chêne séchés dans un litre d’eau pendant une dizaine de minutes. Prendre la solution au plus 3 fois dans la journée, idéalement durant les repas.

En infusion des glands

Utiliser environ 30 gr de poudre de gland pour une infusion dans un litre d’eau, à prendre après le repas. Le café de gland suit la même proportion.