Vitamine B6 : contre l’anémie et les baisses de tonus

La vitamine B6 ou vitamine des muscles

La vitamine B6 ou pyridoxine, également appelée vitamine des muscles, se présente sous six formes différentes. Ce dernier participe au renouvellement des globules rouges, mais aussi au fonctionnement du système immunitaire et à la fabrication de nombreuses hormones. Voici un petit aperçu du rôle qu’il joue ainsi que des apports conseillés et différents cas de carences.

Présentation de la vitamine B6

Il s’agit d’une vitamine hydrosoluble qui regroupe les six composés suivants : le pyridoxal, la pyridoxamine, la pyridoxamine 5-phosphate, la pyridoxine 5-phosphate, la pyrodoxine et le pyridoxal 5-phosphate. C’est à travers les aliments d’origine animale que l’on retrouve principalement le pyridoxal 5-phosphate et la pyridoxamine 5-phosphate. La pyridoxine, quant à elle, est essentiellement présente dans les végétaux.

Quels rôles joue la vitamine B6 dans l’organisme ?

La vitamine a besoin d’être digérée avant d’être assimilée par l’organisme. C’est le foie qui s’occupe de la transformer en pyridoxamine 5-phosphate. C’est la forme qui aura des principes actifs.

Cette dernière participe au métabolisme de la majorité des acides aminés, qui sont, en outre, les constituants des protéines. Son action permet notamment à l’acide aminé tryptophane d’être transformé en vitamine B3. La pyridoxine joue également un rôle dans la production de certains neuromédiateurs ainsi que dans celle des hormones. C’est, par exemple, le cas de la sérotonine, de l’adrénaline ou encore de la dopamine et de la noradrénaline. Son rôle pour le renouvellement des globules rouges a déjà été cité, et on pourra faire part de sa contribution dans le fonctionnement du système immunitaire.

Quelles sont les sources alimentaires et les références nutritionnelles?

La vitamine B6 se retrouve dans la plupart des aliments. Certains aliments d’origine animale, tels que les abats, notamment le foie (0,7 à 1,2 mg/100 g) ou encore les poissons gras (0,5 à 1 mg/100 g) comme le maquereau, le thon et le saumon sont riches en ce micronutriment. De même pour la viande de volaille (0,7 à 1 mg/100 g) et les pommes de terre (0,3 g/100 g).

On retrouve également la pyridoxine et bon nombre des vitamines du groupe B dans les céréales du petit-déjeuner (1,2 à 3,3 mg/100 g). Enfin, la levure de bière (2,6 mg/100 g) et le germe de blé (1,9 mg/100 g) sont de bonnes sources alimentaires alternatives pour compléter un apport.

En ce qui concerne les références nutritionnelles, plus précisément les apports journaliers recommandés, un enfant de moins de 1 an ne devra pas dépasser la dose de 0,3 mg/jour. La dose atteindra 1 mg/jour à l’âge de 9 à 13 ans. Enfin, les plus gros besoins concerneront la femme allaitante puisqu’ils atteignent 2 mg/jour.

Comment reconnaît-on une carence en vitamine B6 ?

Dans les pays occidentaux, la carence excessive en ce micronutriment est très rare. Mais un déficit peut se traduire par une irritabilité, une dépression ou encore une confusion et une inflammation de la langue et des commissures de lèvres. Une carence en vitamine B6 peut également se traduire par une anémie sidéroblastique.

La carence concernera surtout la catégorie des personnes âgées. Cela est vérifié chez celles qui optent pour un régime alimentaire à base de produits raffinés. Par ailleurs, les personnes atteintes d’insuffisance rénale grave et d’alcoolisme ou de cirrhose seront plus sensibles à une déficience.