La vitamine B1 : Zoom sur un des soldats essentiels pour notre santé.

La thiamine, ou vitamine B1, est une vitamine hydrosoluble que l’on trouve à l’état naturel dans certains aliments, ou sous forme de suppléments ou encore admise industriellement dans des aliments. La thiamine joue un rôle essentiel dans la croissance et le fonctionnement de diverses cellules.

Bien que les symptômes de la carence en thiamine aient été enregistrés pour la première fois dans des textes anciens de la médecine chinoise, ils n’ont pas été mis en relation avec l’alimentation avant la fin du XIXe siècle. En 1884, un médecin japonais a constaté des taux très élevés de maladie et de décès chez les marins japonais qui suivaient un régime limité au riz pendant des mois en mer.

Lorsqu’ils ont reçu un régime plus varié composé de céréales complètes, de viandes, de haricots et de légumes, les taux de maladie et de décès ont pratiquement chuté. À peu près à la même époque, deux scientifiques néerlandais ont observé que les poulets nourris au riz blanc poli développaient une paralysie des pattes, alors que les poulets nourris au riz brun non poli n’en souffraient pas. Leurs observations ont conduit à la découverte de la présence de thiamine dans les couches extérieures du riz qui ont été enlevées lors du polissage.

Quelle est la quantité habituelle recommandée ?

AJR : L’apport nutritionnel recommandé (ANR) pour les hommes âgés de 19 ans et plus est de 1,2 mg par jour, et pour les femmes de la même tranche d’âge, de 1,1 mg par jour. Tandis que pour les femmes en période de grossesse et d’allaitement, la quantité passe à 1,4 mg par jour.

AMT : L’apport maximal tolérable (AMT) est la dose quotidienne maximale peu susceptible de provoquer des effets secondaires indésirables dans la population générale. Il n’y a pas d’AMT pour la thiamine en raison de l’absence de rapports montrant les effets négatifs d’un apport élevé en thiamine.

La vitamine B1 : Un boosteur des cellules par excellence.

En raison de son implication dans plusieurs fonctions cellulaires de base et dans la décomposition des nutriments en énergie. Une carence peut entraîner divers problèmes au niveau du cerveau et du cœur qui nécessitent un apport constant en énergie.

Sources alimentaires :

La thiamine se trouve naturellement dans les viandes, les poissons et les céréales complètes. Elle est également ajoutée aux pains, aux céréales et aux préparations pour nourrissons.

  • Céréales pour petit-déjeuner enrichies.
  • Porc.
  • Poisson.
  • Haricots, lentilles.
  • Pois verts.
  • Céréales enrichies, pains, nouilles, riz.
  • Graines de tournesol.
  • Yogourt.

Signes de carence et de toxicité.

Carence :

Une carence en thiamine est rare, car la plupart des gens atteignent les AJR grâce à la nourriture. Toutefois, elle peut résulter d’une faible consommation d’aliments contenant de la thiamine, d’une diminution de l’absorption dans l’intestin ou d’une augmentation des pertes dans l’urine. Comme dans le cas d’un abus d’alcool ou de certains médicaments comme les diurétiques.

Une carence en thiamine plus grave peut conduire au béribéri, qui entraîne une perte musculaire et une diminution de la sensibilité dans les mains et les pieds (neuropathie périphérique). Comme le béribéri altère les réflexes et la fonction motrice, il peut éventuellement entraîner une accumulation mortelle de liquide dans le cœur et les membres inférieurs.

Une autre conséquence d’une grave carence en thiamine souvent observée en cas d’abus d’alcool est le syndrome de Wernicke-Korsakoff. Cette maladie neurodégénérative peut entraîner une confusion, une perte de coordination musculaire et une neuropathie périphérique. D’ailleurs, Les deux types de carence sont également observés dans les cas de troubles gastro-intestinaux. Tels que la maladie cœliaque ou la chirurgie bariatrique, ou chez les personnes atteintes du VIH/sida. Le traitement consiste en des suppléments à haute dose ou des injections par voie veineuse, ainsi qu’en une alimentation équilibrée.

Symptômes apparaissant en cas de carence légère à modérée :

  • Perte de poids
  • Confusion, perte de mémoire
  • Faiblesse musculaire
  • Neuropathie périphérique
  • Diminution de l’immunité

Toxicité :

Il est peu probable d’atteindre un niveau toxique de thiamine à partir des seules sources alimentaires. En cas d’apports très élevés, l’organisme absorbera moins de ce nutriment et éliminera tout excès par les urines. Il n’existe pas de niveau de toxicité établi pour la thiamine.

Le saviez-vous ?

La thiamine est détruite par la cuisson à haute température ou par de longs temps de cuisson. Elle s’infiltre ainsi dans l’eau et sera perdue dans l’eau de cuisson ou de trempage qui sera jetée. Elle peut aussi être éliminée pendant la transformation des aliments, comme dans le cas du pain blanc et du riz raffinés. C’est pourquoi la thiamine est enrichie, ou rajoutée, dans de nombreux pains, céréales et grains qui ont subi une transformation.

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