Kawa : indications et précautions en phytothérapie

Le petit kawa du matin, cela vous dit ? Cette habitude largement partagée est fort éloignée de la plante kawa (ou kava), originaire de Polynésie. Son nom scientifique est Piper methysticum et sa famille botanique les Pipéracées. Le café et le kawa n’ont rien en commun par leurs origines, leurs actifs et leurs usages. Partons à la découverte du kawa de Polynésie.

Que contient le kawa ?

Les principaux actifs du kawa sont les kavalactones, des composés aux propriétés relaxantes et anxiolytiques (alors que la caféine est énergisante). Il contient aussi des flavonoïdes, de l’huile essentielle et de l’amidon.

Pour quel usage en phytothérapie ?

En phytothérapie, la racine de kawa a des effets très désirables dans notre monde stressé et incertain avec un risque faible de dépendance ou d’accoutumance :

  • créer un état d’euphorie relaxante,
  • réduire le stress et l’anxiété,
  • facilite la somnolence,
  • favoriser les rêves aphrodisiaques.

Y a-t-il des précautions à prendre avec le kawa ?

Oui, car les bienfaits désirables ont des effets non désirés. Si la consommation de kawa est autorisée aux USA, même à faible dose en bonbons, la Food and Drug Administration reconnaît que sa consommation est associée à un risque toxique pour le foie.

En 2002, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a retiré de la vente les médicaments à base de kava pour cette même raison. L’interdiction ne s’applique pas aux médicaments homéopathiques contenant du kava à dose très faible.

Le kava consommé régulièrement peut donner lieu à une tolérance : de plus fortes doses deviennent nécessaires pour ressentir les mêmes effets.

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Aline Legrand