Iridologie : l’iris, le « miroir de notre santé »

L’iridologie intrigue autant qu’elle surprend par la justesse de sa lecture de l’état de santé. Pour un iridologue bien formé, notre état de santé est visible dans les tâches, traits, points, etc présents sur l’iris de nos yeux. Cette technique de diagnostique permet de mettre à jour les déséquilibres de terrain qui favoriseront telle ou telle maladie, les traumatismes émotionnels et énergétiques. Explications par Patrice Ponzo, Iridologue, enseignant en Iridologie et conférencier.

Tels sont tes yeux, tel est le corps disait déjà Hippocrate, le père de la médecine.

Dans l’Antiquité, il était coutume de ne pas apporter d’offrande à celui qui avait des taches dans ses yeux, car son corps était « impur » et donc malade. Il fallut attendre les années 1880 pour qu’un jeune médecin hongrois, le docteur Ignaz Peczely publie une 1ère topographie de l’iris, avec la projection de l’Homme debout, tête au nord, jambes au sud.

La méthode : observer l’iris à la loupe

L’iridologie consiste à observer la partie antérieure de l’œil, le disque coloré, contrairement à l’ophtalmologue qui étudie la partie postérieure de l’œil, la rétine. L’examen se pratique avec un binoculaire ou lampe à fente, avec un grossissement allant de 8 à 40 fois.

Dépister les maladies avant qu’elles se déclarent

L’examen irien permet d’établir un bilan de santé, un panorama complet des déséquilibres organiques, émotionnels et énergétiques. L’iridologie permet un dépistage des maladies, avant même qu’elles ne se déclarent. C’est ainsi qu’elle devient une méthode de prévention permettant au praticien de corriger le mode de vie de son patient.

L’examen permet aussi de confirmer une pathologie existante et d’en connaitre sa cause.

Que regarde t-on dans l’iris ?

Le praticien va déchiffrer des « signes » sur ce disque d’un cm de diamètre que l’on appelle l’iris.

Celui-ci est divisé en 2 parties ;

  • interne ou zone du sphincter qui entoure la pupille,
  • externe ou zone radiaire ou ciliaire qui occupe les 2/3 externe de l’iris.

Les 2 plans sont séparés par une ligne ondulée et circulaire, appelée collerette, reflet du système nerveux autonome et de la dynamique émotionnelle.

Le plan interne ou zone pupillaire, soit le 1/3 interne de l’iris, correspond au système digestif ; estomac, intestin grêle et côlon.

Que peut-on voir comme pathologies dans cette zone ?

Un anneau gris ou blanc autour de la pupille indique une pathologie de l’estomac :  gastrite, hernie hiatale, reflux gastro-oesophagien (RGO)…

Une pigmentation brunâtre dans cette même zone reflète la flore intestinale, les fermentations digestives, les inflammations comme la colite. Le réglage alimentaire et la prise de probiotiques vont modifier cette couleur anormale dans l’iris et permettre au praticien d’évaluer la qualité du microbiote intestinal.

Le praticien peut aussi observer des « rayons solaires »  encore appelés radii solaris, présents sous forme de traits foncés partant de la pupille. Ils sont le signe d’anxiété chez le sujet, qui somatise au niveau du colon réalisant ce que l’on appelle le Syndrome de l’Intestin Irritable (S.I.I.) ou côlon irritable.

Dans la zone externe, plusieurs signes sont à prendre en considération :

  • La couleur de base de l’iris, qui indique une constitution avec ses propres tendances pathologiques. Ainsi on distingue 3 constitutions de base suivant le type de couleur :
  • la constitution lymphatique fibrillaire pour les iris bleus et dérivés avec son terrain acide, ses inflammations, sa tendance rhumatismale et ses allergies…
  • la constitution hématogène ou iris marron foncé avec son problème d’hyperviscosité sanguine, son dysmétabolisme lipidique et son insuffisance hépatique…
  • la constitution mixte pour les iris marrons clairs et ses variantes, (noisette, noisette orangé…) avec ses problèmes d’arthritisme, de relation difficile avec les « sucres », d’hypoglycémie, de diabète…

J’ai observé durant mes 40 années de pratique, que la constitution irienne est en relation avec un organe digestif dominant . C’est ainsi que la constitution lymphatique bleu correspond à l’estomac, la constitution hématogène au foie et la constitution mixte au pancréas. Cette simple corrélation permet déjà au praticien d’orienter son questionnaire et son anamnèse sur le plan alimentaire  et d’orienter s’il le faut vers une diététique appropriée et personnalisée.

  • Un autre signe que l’on voit fréquemment, aussi bien chez les adultes que les enfants, ce sont les anneaux de crampe ou plis circulaires, concentriques appelés « sillons de contraction ». Ils indiquent une dystonie neuro végétative qui s’exprime chez le patient par une grande sensibilité et traduit un terrain spasmophile.
  • Enfin, deux signes iriens connus des iridologues sont les taches et les pertes de substances appelées « ogives », véritables « trous » dans le tissu irien.

C’est ainsi qu’une tache orangée signalera une fonction pancréatique perturbée, une tache marron un problème hépatique par exemple.

La perte de substance, en forme d’amande, appelée ogive indiquera une lésion du secteur organique en question, avec inflammation ou nécrose de l’organe concerné.

Qui pratique aujourd’hui l’iridologie ?

Quelques médecins et surtout des praticiens de santé, car l’iridologie appartient à la naturopathie comme la radiographie à la médecine.

L’iridologie est une méthode de lecture, très connue en Allemagne, en Italie, en Angleterre, aux Etats Unis et beaucoup moins en France.

L’iridologie, une méthode de dépistage et de prévention

S’il faut retenir quelques points importants, c’est que l’idiologie permet :

  • d’établir un véritable bilan de santé, un panorama complet de nos tendances
  • d’apprécier notre hérédité
  • d’observer nos déséquilibres et nos carences
  • d’analyser notre terrain, nos déficiences et nos atteintes organiques,

dans le but de personnaliser et d’individualiser les conseils du mode de vie et le traitement.

C’est dans ce sens que l’iridologie s’inscrit dans une médecine de prévention, de terrain, ou médecine prédictive.

Patrice PONZO ND, HP, Ir
Membre de l’International College of Iridology (USA)
Conférencier international
Directeur de l’IFSH
Email : patrice.ponzo@orange.fr

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.