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Guide des huiles essentielles

Huile essentielle d’eucalyptus mentholé

Aline Legrand

L’eucalyptus mentholé est un petit arbre assez répandu en Australie et en Afrique du Sud, qui craint le froid. Son nom scientifique est Eucalyptus dives et il appartient à la famille des Myrtacées. Ses rameaux feuillés sont distillés à la vapeur pour produire une huile essentielle à l’odeur fraîche, intéressante en aromathérapie. Sa composition, différente de celles des autres variétés d’huile essentielle d’eucalyptus, lui confère de puissantes propriétés mais appelle aussi à la vigilance.

Quels sont ses principes actifs et ses propriétés ?

L’huile essentielle d’eucalyptus mentholé contient des :
  • cétones : pipéritone 40-45 % et composants dérivés,
  • monoterpènes : alpha phellandrène (pour environ 1 tiers), camphène, paracymène, alpha-thujène, limonène,
  • alcools monoterpéniques : terpinène-4-ol,
  • oxydes terpéniques : une petite teneur en eucalyptol.
Elle possède des propriétés expectorantes, drainantes, lipolytiques et antibactériennes.

Quelles sont ses indications thérapeutiques ?

Elle permet de :
  • lutter contre les infections de la sphère ORL : toux grasse, bronchite, otite, sinusite, nez bouché, nez qui coule,
  • soulager les inconforts gynéco-urinaires : infection urinaire, cystite, vaginite leucorrhéique,
  • drainer les tissus : rétention d’eau, cellulite, adiposité,
  • prendre soin de la peau : petites plaies atones, acné, peau squameuse et à tendance acnéique.

Quels sont ses modes d’administration ?

  • voie orale : réservée aux thérapeutes et aux professionnels de santé.
  • voie cutanée : diluée à 20 % dans une huile végétale, pratiquer des massages ou des applications locales.
  • voie respiratoire : diffusion (l’inhalation n’est pas recommandée).

Quelles sont les précautions d’usage ?

Elle ne convient pas aux femmes enceintes (risque abortif à forte dose) et allaitantes et aux enfants.

Sa forte teneur en cétones la rend également neurotoxique : elle est contre-indiquée aux personnes souffrant d’asthme, de convulsions ou d’épilepsie.

Son ingestion doit être contrôlée et son usage limité dans le temps.

En application cutanée, elle peut également être allergisante et photo-sensibilisante. L’emploi sous sa forme pure et l’exposition au soleil après application doivent être évitées.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques. Ne pas prolonger le traitement si aucune amélioration et consulter.

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