Gaz vaginaux: 20% des femmes concernées

Les gaz vaginaux sont un symptôme fréquent, méconnu mais qui pourtant impacte parfois de manière importante la qualité de vie sexuelle des femmes. C’est pourquoi, une équipe de recherche clinique en Neuro-urologie de l’université de la Sorbonne et une équipe de neuro-urologie de l’hôpital Tenon à Paris se sont penchés sur la littérature scientifique qui couvrait la recherche sur l’origine de ce phénomène bénin mais incommodant pour les femmes: les gaz vaginaux.

Gaz vaginaux: 20% des femmes touchées

Leur recherche a porté sur 412 articles scientifiques, 5 ont été retenus et 99 sur 110 concernaient l’hyperlaxité vaginale. Les gaz vaginaux apparaissent volontiers au cours de l’exercice physique mais aussi pendant et un rapport sexuel. Leur prévalence est variable, mais toucherait environ 20 % des femmes. Les mécanismes physiopathologiques sont mal élucidés mais seraient probablement liés à une hyperlaxité vaginale. Cette laxité vaginale serait liée à une défaillance musculaire du plancher pelvien conduisant à une augmentation du diamètre de l’hiatus vaginal favorisant l’entrée de l’air dans le vagin.

La fonction sexuelle altérée

Les gaz vaginaux altèrent la fonction sexuelle chez la femme produisant une diminution de la qualité du rapport, de la gène et de l’inconfort. Tampons et pessaires (anneau en silicone qui, introduit dans le vagin, permet de soutenir l’utérus et ses annexes en cas de descente d’organe ou prolapsus) sont actuellement les traitements les plus proposés mais naturellement impossible à utiliser pendant les rapports sexuels. .

Accouchements et grossesses et plus généralement l’hyperlaxité vaginale en sont les causes principales. Une rééducation périnéale, des obturateurs vaginaux, ou une chirurgie et laser vaginal sont les options thérapeutiques à proposer aux patientes demandeuses d’une prise en charge conclue l’étude.

Source

G.Amarencoa: Gaz vaginaux : revue de la littérature. In Progrès en Urologie. Volume 29, Issue 1, Pages 1035-1040. doi.org/10.1016/j.purol.2019.10.004. http://www.journals.elsevier.com/progres-en-urologie