Fraises et myrtilles protègent le coeur des femmes

La saison des fruits rouges, notamment fraise et myrtilles, qui s’amorce est une bonne occasion de rappeler à quel point ces trésors locaux sont bons pour la santé. Une publication récente montre que les femmes qui mangent régulièrement ces fruits ont un risque plus faible de subir une crise cardiaque.

En plus de leur goût extraordinaire, les fraises et les myrtilles sont les fruits qui contiennent les plus grandes quantités d’anthocyanines, une classe de polyphénols aux multiples effets bénéfiques pour la santé. Plusieurs études réalisées dans notre laboratoire ont montré que ces molécules empêchent la formation d’un nouveau réseau sanguin à proximité des tumeurs et, par conséquent, les privent de leur approvisionnement en oxygène et en nutriments. Puisque tous les cancers sont absolument dépendants de cet apport sanguin, on peut donc considérer les anthocyanines comme des agents de prévention très importants, capables de freiner le développement d’un large éventail de cancers.

L’anthocyanine protège le cœur

Les anthocyanines possèdent aussi une forte activité antioxydante qui pourrait influencer positivement la santé du système cardiovasculaire.

En ce sens, une étude a révélé que la consommation régulière d’aliments riches en anthocyanines était associée à une amélioration notable du profil des gras sanguins, avec notamment une hausse du cholestérol-HDL (le bon) et une baisse du cholestérol-LDL (le mauvais), même sur une courte durée (trois mois). Combinées avec les résultats d’expériences réalisées sur des systèmes modèles animaux, ces observations suggèrent que les anthocyanines exercent un effet cardioprotecteur et que la consommation des aliments contenant ces molécules pourrait participer activement à la prévention des maladies cardiovasculaires.

D’autant plus que les données récentes indiquent que l’absorption des anthocyanines par le corps est beaucoup plus importante qu’on ne le croyait initialement, et que ces molécules atteignent des concentrations sanguines suffisamment importantes pour exercer un effet positif.

93 600 femmes suivies

Ces données sont renforcées par les résultats d’une étude à grande échelle réalisée auprès de 93600 femmes américaines et anglaises qui étaient âgées de 25 à

42 ans en 1989. Pendant 18 ans, les chercheurs ont recueilli des informations sur leur alimentation, en particulier la fréquence avec laquelle les femmes consommaient des fraises et des myrtilles, les deux principales sources d’anthocyanines. En analysant l’incidence d’infarctus du myocarde dans cette population, ils ont observé que les femmes qui mangeaient régulièrement des fraises et des bleuets (trois portions ou plus par semaine) avaient une réduction de 33 % du risque d’infarctus comparativement à celles qui n’en mangeaient qu’une fois par mois ou moins.

Cet effet protecteur semble spécifique aux fraises et myrtilles, car aucune protection n’a pu être observée chez les femmes qui avaient une alimentation riche en fruits et légumes autres que les petits fruits. Ces observations sont très intéressantes, car elles indiquent que l’inclusion des fraises et des myrtilles dans l’alimentation quotidienne à un jeune âge contribue à prévenir l’apparition d’événements cardiovasculaires potentiellement fatals quelques décennies plus tard.

L’été est la saison idéale pour profiter pleinement des propriétés santé des petits fruits, mais il est possible de prolonger le plaisir en les congelant pour utilisation future. Nature, en mousse ou encore sous forme de confitures, ces fruits constituent un des meilleurs exemples que bien manger peut réellement être synonyme de santé.

Source

Czank C et coll. Human metabolism and elimination of the anthocyanin, cyanidin-3-glucoside: a 13C-tracer study. Am J Clin Nutr; 97: 995- 1003.

Cassidy A et coll. High anthocyanin intake is associated with a reduced risk of myocardial infarction in young and middle-aged women. Circulation; 127: 188-196

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.

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