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Etude: Un régime alimentaire faible en gras diminue le risque de cancer du poumon

Une étude a montré que les personnes ayant la plus faible consommation de gras dans leur régime alimentaire présentaient un risque de cancer du poumon réduit de 24%.

La relation entre l’obésité et le cancer est claire, et les chercheurs se sont également intéressés à étudier s’il existe un lien similaire entre le régime alimentaire et le risque de cancer. Bien que le rôle du tabagisme dans la cause du cancer du poumon soit bien établi depuis des décennies, d’autres facteurs liés au mode de vie ont reçu moins d’attention. Une étude d’observation à grande échelle menée auprès d’adultes plus âgés aux États-Unis a révélé qu’un régime faible en gras était associé à un risque plus faible de cancer du poumon, tandis qu’un régime riche en gras était associé à un risque plus élevé chez les fumeurs.
Analyse des données sur le cancer du poumon et les régimes alimentaires

Les chercheurs de Chine ont analysé les données d’une cohorte de plus de 98 000 personnes participant à une étude sur le cancer basée aux États-Unis. Ils ont constaté que les personnes ayant la plus faible consommation de gras dans leur régime alimentaire présentaient un risque de cancer du poumon réduit de 24%. Cette réduction était encore plus marquée chez les fumeurs, atteignant 29% de risque en moins pour ceux ayant les régimes les plus faibles en gras.

Rôle des différents types de graisses

Les résultats ont montré qu’un régime alimentaire riche en graisses saturées était associé à une augmentation de 35% du risque de cancer du poumon en général, et à un risque doublé de cancer du poumon à petites cellules. Cependant, les graisses polyinsaturées et monoinsaturées n’étaient pas associées à une hausse du risque.

Facteurs confondants et profils des participants

Les chercheurs ont ajusté les données pour tenir compte de facteurs confondants tels que les niveaux d’activité physique, l’âge, l’éducation, la taille, la race, le poids, le tabagisme, le diabète et la prise d’aspirine. Ils ont constaté que les participants ayant les régimes les plus faibles en gras étaient en moyenne plus âgés, de sexe féminin, moins susceptibles d’être de race blanche, et avaient un niveau d’éducation plus élevé. Ils consommaient également moins de sodium et de cholestérol.

Lien avec d’autres types de cancer

Ces résultats sont cohérents avec d’autres études montrant que les régimes faibles en gras peuvent être associés à un risque plus faible de certains autres types de cancer. Une étude du UK Biobank a par exemple révélé que les régimes riches en viandes rouges et transformées étaient associés à un risque accru de cancer du poumon.

Hypothèses sur les mécanismes impliqués

Les auteurs de l’étude n’ont pas proposé de raison expliquant pourquoi cette tendance était plus marquée chez les fumeurs. Cependant, des hypothèses peuvent être formulées sur les mutations et l’inflammation causées par le tabagisme, qui pourraient être exacerbées par une consommation élevée de graisses.

Implications et recommandations

Les auteurs de l’étude ont suggéré que leurs résultats pourraient justifier de recommander des régimes faibles en gras aux fumeurs, en soulignant que les graisses saturées étaient particulièrement associées à un risque accru de cancer du poumon, contrairement aux graisses polyinsaturées et monoinsaturées.

Limites et perspectives futures

Bien que cette étude observationnelle ait mis en évidence des résultats intéressants, les auteurs ont souligné la nécessité de mener des essais contrôlés randomisés pour confirmer définitivement ces conclusions. Ils ont également relevé les limites potentielles liées à la collecte des données alimentaires.

Rôle des professionnels de santé

Les diététiciennes interrogées ont souligné que la clé résidait dans la réduction des acides gras saturés, qui provoquent une réponse inflammatoire dans l’organisme. Elles ont estimé que la diminution de l’apport en graisses, y compris saturées, pourrait effectivement réduire le risque de cancer, y compris du poumon.
Importance de l’alimentation dans la prévention du cancer
Cette étude souligne l’importance de l’alimentation dans la prévention du cancer du poumon, en particulier chez les fumeurs. Elle met en évidence le rôle potentiellement bénéfique d’un régime faible en graisses saturées pour réduire ce risque.

Cette étude apporte des preuves solides du lien entre un régime alimentaire faible en gras et une diminution du risque de cancer du poumon, en particulier chez les fumeurs. Ces résultats soulignent l’importance d’adopter une alimentation saine et équilibrée pour prévenir ce type de cancer, en mettant l’accent sur la réduction des graisses saturées.

Recommandations pratiques

Pour mettre en pratique ces résultats, les experts recommandent d’opter pour des aliments riches en nutriments essentiels tout en limitant les graisses saturées, comme les légumineuses, les fruits et légumes, les poissons et les produits laitiers maigres. Une approche globale combinant une alimentation saine et l’arrêt du tabac serait la meilleure stratégie pour prévenir efficacement le cancer du poumon.

 

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