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Etude: les effets secondaires du vaccin Pfizer chez les adolescents à haut risque

Des scientifiques ont étudié la tolérance et la sécurité du vaccin Pfizer chez des adolescents âgés de 12 à 15 ans

Les vaccins fonctionnent en entraînant le système immunitaire, le réseau de défense de l’organisme, à identifier et à repousser les corps étrangers, qui sont généralement des virus et des bactéries. Lorsque le corps entre en contact avec ces agents délinquants après la vaccination, il est bien préparé à les détruire, prévenant ainsi la maladie.

Alors que le monde est confronté à la pandémie de COVID-19, les vaccins sont devenus l’un des éléments pour se protéger contre l’hospitalisation et la mort. Ces mesures s’ajoutent au port d’un masque, à l’éloignement physique et au respect des bonnes pratiques d’hygiène, comme le lavage des mains.

Récemment, des scientifiques ont entrepris d’étudier la tolérance et la sécurité du vaccin chez des adolescents âgés de 12 à 15 ans atteints de maladies neurologiques (c’est-à-dire de maladies affectant le cerveau, la moelle épinière, les nerfs et les muscles) telles que l’épilepsie, la dystrophie musculaire et la paralysie cérébrale. La recherche extrait les données de plus de 20 adolescents à risque qui ont reçu le vaccin Pfizer-BioNTech BNT162b2. Les résultats de l’étude sont publiés dans la revue Archives of Disease in Childhood.

Méthodes d’étude

Les parents de 27 adolescents atteints de neurodispositions sévères et répondant aux critères pour recevoir le vaccin ont pris des notes sur les effets secondaires que leurs enfants ont pu ressentir après la vaccination. Les scientifiques ont évalué ces données afin de déterminer la sécurité du vaccin Pfizer-BioNTech. L’objectif était d’aider les scientifiques à peser les avantages et les risques des futures vaccinations COVID-19 pour chaque participant. Les parents ont noté leurs observations dans un journal, et leurs progrès ont été suivis par téléphone.

Effets secondaires: maux de tête, de la diarrhée, vomissement, éruption cutanée, agitation

Les résultats ont montré des effets secondaires modérés, à l’exception d’une personne, qui a ressenti une fatigue et un malaise importants. En outre, cette personne a également montré une agitation accrue jusqu’au septième jour. Une famille a signalé des crises groupées, c’est-à-dire deux crises ou plus sur une période de 24 heures, qui se sont également résolues au septième jour.

Lors de l’administration de la première dose du vaccin, les parents ont signalé huit événements indésirables chez six adolescents qui se sont résolus en moins de 72 heures. Les effets indésirables comprenaient des maux de tête, de la diarrhée, une éruption cutanée légère, un mal de gorge présumé, des difficultés à dormir, une hypoglycémie et des douleurs au cou.

Après la deuxième dose, les parents ont signalé huit autres événements chez cinq adolescents, notamment des diarrhées, des vomissements et un gonflement des aisselles. La fièvre, c’est-à-dire une température supérieure à 38°C, était plus fréquente dans l’étude actuelle, touchant 13% des adolescents, contre 4% des personnes âgées de 16 à 55 ans dans les études ayant suivi des adultes. On a également signalé une plus grande consommation d’acétaminophène après la première dose dans l’étude actuelle.

Tous les symptômes enregistrés se sont résorbés en une semaine.

Ce que les résultats de cette étude  signifient

La principale pomme de discorde, parmi les experts de la santé publique, est l’avantage de vacciner les adolescents (à l’heure actuelle) alors que le risque global de [COVID-19] est beaucoup plus faible dans ce groupe d’âge et que l’approvisionnement mondial en vaccins est encore limité. Cependant, avec les enfants vulnérables, le risque est accru, donc les vacciner à la lumière de la sécurité et de la tolérance du vaccin est devenu pertinent. Cette étude vient s’ajouter au nombre croissant de preuves en faveur de la vaccination des enfants vulnérables et fournit des données concrètes sur leur expérience de la vaccination.

Cette première étude est à prendre avec prudence, notamment en raison de la taille limitée de l’échantillon testé. La taille de l’échantillon utilisé n’était pas représentative de tous les enfants et était trop petite pour en tirer des conclusions.

Source

Initial experience of the safety and tolerability of the BNT162b2 (Pfizer-Bio-N-Tech) vaccine in extremely vulnerable children aged 12–15 years

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