Danger du confinement: 5 risques que font courir les heures passées devant les écrans

écran

Ecran rime avec confinement. Ecran d’ordinateur, de tablette, de télévision, de smartphone, autant de refuges faciles quand il faut passer de longues heures chez soi en raison du confinement. Les services de streaming font fureur, apportant du divertissement à des millions de téléspectateurs quand et où ils le veulent, à toute heure du jour ou de la nuit. L’accès à la demande à la télévision, aux films et aux mini-séries donne aux téléspectateurs un sentiment de contrôle, d’évasion, de détente et de soulagement de l’ennui. Mais il semble qu’il y ait une limite qui, lorsqu’elle est franchie, peut transformer le concept de « juste un épisode de plus » en quelque chose de préjudiciable à la santé et au bien-être général.

Les experts s’inquiètent notamment de ces 5 risques sanitaires :

1. Inactivité physique

Les habitudes de consommation d’images sur le divan sont directement liées à une série de mauvais résultats pour la santé. Notamment l’obésité, les maladies cardiaques, le diabète et la dépression. Non seulement les personnes qui se réfugient sur leur canapé consomment davantage de divertissements, mais elles le font aussi bien le jour que tard le soir et tôt le matin.

2. Grignotage et mauvais apport alimentaire

Le fait de grignoter pendant des heures peut créer un déséquilibre dans le rapport entre les calories absorbées et les calories dépensées. En fait, il y a un lien étroit entre la consommation d’écran et l’alimentation quel que soit le niveau de faim. Cela est en partie dû à la « distraction alimentaire », qui est associée à une plus grande consommation de nourriture et à un excès de poids. Dans la majorité des cas, les choix alimentaires pendant la frénésie d’écran ne sont pas toujours les plus sains. Les boissons sucrées, la mal bouffe, un sandwich, ou un verre de vin sur une base quotidienne ou nocturne s’additionnent.

3. Isolement social

Qu’il s’agisse d’une série télévisée ou d’une mini-série, l’engagement quotidien (ou nocturne) devient souvent un substitut aux relations humaines. Bien que certaines recherches mettent en évidence le lien entre l’isolement social, la consommation d’écran et les mauvais résultats en matière de santé mentale, le verdict n’est pas encore tombé. Surtout dans le contexte actuel.

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Une petite nuance pour les familles. Les ordres de « rester à la maison » liés à la COVID-19 ont conduit à un engagement plus important de la famille dans ses activités favorites. Comme, pour certaines familles, de regarder la télévision et les films ensemble. Le fait de s’adonner à des activités familiales peut contribuer au bonheur et à un sentiment général de bien-être.

4. Perturbations du sommeil et mauvaise qualité du sommeil

Le sommeil joue un rôle vital dans la santé mentale et physique, la qualité de vie et la sécurité. Le sommeil aide le cerveau à fonctionner correctement et favorise le bien-être émotionnel, guérit et répare les vaisseaux sanguins, favorise une croissance saine et maintient un équilibre hormonal sain.

Une recherche publiée en août 2017 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine suggère que la fréquence (et non la durée) des séances d’écran affecte négativement la qualité globale du sommeil. Principalement parce qu’elles interfèrent avec la capacité de « refroidir » ou d’éteindre le cerveau. Par ailleurs, il faut plus de temps pour s’endormir, surtout si les crises de sédentarité devant un écran durent jusqu’aux petites heures du matin. C’est probablement le facteur le plus coûteux. Car elles affectent également de manière significative les stades trois et quatre du sommeil. Ce sont les moments où votre corps effectue la plus grande partie de son travail réparateur et réparateur.

5. Dépendance comportementale

Les chercheurs pensent que les « beuveries » d’écran peuvent « chatouiller » les centres de plaisir du cerveau chez certains spectateurs. Un peu comme les jeux de hasard ou d’autres habitudes. Parce qu’ils recherchent des niveaux croissants de satisfaction à travers toujours plus d’écran au point que le visionnage de séries se répercute sur les activités quotidiennes. Interférant avec le travail, l’école ou d’autres engagements. Les recherches suggèrent que les caractéristiques de dépendance qui rendent difficile l’arrêt de la télévision sont similaires, sur le plan neurologique, à celles qui se produisent dans la dépendance.