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COVID-19: Les pollens favoriseraient la propagation du SRAS-CoV-2

Une étude montre un lien entre des concentrations élevées de pollen dans l'air et les taux élevés d'infection par le SRAS-CoV-2

Il semble y avoir une corrélation entre les concentrations élevées de pollen en suspension dans l’air et les taux élevés d’infection par le SRAS-CoV-2, qui est le virus responsable du COVID-19.

Il semble y avoir une corrélation entre les concentrations élevées de pollen en suspension dans l’air et les taux élevés d’infection par le SRAS-CoV-2, qui est le virus responsable du COVID-19.
Un nouveau modèle informatique suggère que le pollen des arbres pourrait faciliter la transmission du virus dans une foule de personnes réunies en plein air. Le modèle suppose que le virus peut s’accrocher aux grains de pollen, bien qu’il n’y ait actuellement aucune preuve directe que cela puisse se produire.

Une autre explication de la corrélation entre les niveaux de pollen et le COVID-19 est que les réactions immunitaires au pollen peuvent rendre les individus plus sensibles à l’infection.
Deux physiciens ont affirmé que les règles de distance physique conçues pour freiner la propagation du COVID-19 pourraient être inadéquates pour les personnes se tenant à l’extérieur près des principales sources de pollen telles que les arbres et l’herbe. Les chercheurs de l’université de Nicosie, à Chypre, ont modélisé la propagation du pollen d’un saule à travers une foule de personnes se tenant à une distance d’au moins 2 mètres, à une vitesse de vent de 4 kilomètres par heure.

Le modèle a simulé le déplacement de 10 000 grains de pollen individuels à travers des groupes de 11 ou 97 personnes situées à environ 20 mètres de l’arbre. Les scientifiques ont constaté que la grande foule de personnes a temporairement bloqué le flux d’air et le pollen qu’il transportait. Cela aurait pour effet d’augmenter les contacts potentiels entre les grains de pollen et les minuscules gouttelettes de salive générées lorsque les gens parlent, toussent, etc. En supposant que le virus puisse s’accrocher aux grains de pollen, les résultats suggèrent que le pollen pourrait transmettre le virus d’une personne à d’autres dans la foule.

Talib Dbouk, docteur en médecine, et Dimitris Drikakis, docteur en médecine, de l’Institut de recherche sur la défense et la sécurité de l’université, ont mené cette étude, qui a été publiée dans la revue Physics of Fluids.

Des particules plus légères et plus sèches

Les chercheurs soulignent que les gouttelettes de salive sont relativement lourdes et s’évaporent rapidement, alors que les grains de pollen contiennent peu d’eau, sont plus légers et peuvent parcourir des dizaines de kilomètres. « Les gens devraient éviter les rassemblements de foule à proximité de certains types de plantes ou d’arbres connus pour être très actifs dans la libération de grains de pollen pendant une saison de pollinisation », a déclaré le professeur Drikakis dans une revue médicale.

« Le public doit être conscient des risques de transmission par voie aérienne des gouttelettes de salive à l’intérieur et à l’extérieur, ainsi que des dangers liés aux grains de pollen en suspension à l’extérieur », a-t-il ajouté. Il a ajouté que la distance physique sûre pour minimiser la transmission par le pollen varierait en fonction des conditions environnementales.

Les scientifiques ont été incités à mener leur étude après avoir remarqué des corrélations entre les concentrations élevées de pollen de chêne des saules et de saule blanc dans l’air aux États-Unis en mars-mai 2020 et les taux d’infection par le SRAS-CoV-2. D’autres recherches ont établi un lien entre les niveaux de pollen et la transmission du SRAS-CoV-2. Une étude publiée en mars 2021 a révélé que les concentrations de pollen dans l’air dans 31 pays du monde entier expliquaient 44 % de la variabilité des taux d’infection par le SRAS-CoV-2.

Les effets du pollen sur l’immunité

Dans leur article, le Dr Dbouk et le professeur Drikakis citent une étude qui a révélé que le pollen peut transporter des virus à ARN. Le SRAS-CoV-2 est un virus à ARN. Cependant, cette étude a analysé le pollen collecté sur les fleurs par les abeilles et stocké dans leurs ruches, plutôt que le pollen d’arbre ou d’herbe dispersé par le vent. Il pourrait y avoir une autre explication à la corrélation observée entre les concentrations de pollen dans l’air et les taux d’infection par le SRAS-CoV-2.

Cette étude suggère que le pollen peut réduire la production de molécules antivirales dans les voies respiratoires d’une personne, ce qui augmente sa sensibilité aux infections virales.
D’autres recherches sont nécessaires pour démêler la relation entre le pollen et le SRAS-CoV-2.

Sources

On pollen and airborne virus transmission

Higher airborne pollen concentrations correlated with increased SARS-CoV-2 infection rates, as evidenced from 31 countries across the globe

No SARS-CoV-2 detected in air samples (pollen and particulate matter) in Leipzig during the first spread

RNA Viruses in Hymenopteran Pollinators: Evidence of Inter-Taxa Virus Transmission via Pollen and Potential Impact on Non-Apis Hymenopteran Species

Pollen exposure weakens innate defense against respiratory viruses

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