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COVID-19: la réouverture des terrasses ne présente pas de risque de contamination

La réouverture des terrasses ne présente pas de risque de contamination au COVID-19 réouparticulier.

Le virus SRAS-CoV-2 déclenche les infections au COVID-19 et la façon dont il se propage continue d’être étudiée. Depuis maintenant plus d’un an, les recherches sur le sujet ont beaucoup progressé. Les experts pensent que la plupart des infections sont contractées par le biais de gouttelettes respiratoires qui sont libérées lorsqu’une personne parle, éternue ou tousse. Ces gouttelettes peuvent atterrir sur votre visage, vos mains ou les surfaces environnantes. Les experts pensaient qu’il était possible d’être infecté en touchant une surface où le virus a été déposé, puis en touchant votre visage avec la même main. Afin d’affiner leurs connaissances sur les modes de transmission, des scientifiques du monde entier ont étudié les environnements où le virus semblait se propager plus rapidement. Les conclusions sont finalement moins inquiétantes qu’initialement prévues. Les surfaces et l’extérieur ne sont pas des environnements propices à la contamination par le virus de la COVID-19.. loins de là.

Les contaminations sont majoritairement intra-familiales et en espace clos

Dans une étude de l’École de santé publique de l’Université de Hong Kong, les scientifiques ont constaté que le taux d’infection par le COVID-19 augmentait dans les espaces intérieurs. Les chercheurs ont suivi le nombre de personnes infectées à partir des rapports de cas recueillis par les commissions municipales de la santé dans 320 municipalités en Chine. Les données du 4 janvier 2020 au 11 février 2020 comprenaient 318 éclosions qui répondaient aux critères des trois cas ou plus impliqués. Au total, 1245 infections ont été confirmées dans 120 municipalités. Leurs résultats corroborent bon nombre des estimations précédentes selon lesquelles chaque personne infectée propagerait le virus à deux ou trois autres. Dans cette étude, ils ont découvert que 53,8 % impliquaient trois cas et 26,4 % en impliquaient quatre.

Ce qui était le plus intéressant, c’est que le plus grand nombre d’infections se propageait à domicile (79,9 %), suivi par une variété de modes de transport (34 %), notamment les avions, les trains, les voitures et les bus. Une seule éclosion de cas (une infection transmise par un individu à au moins trois autres) a été identifiée suite à une exposition dans un environnement extérieur. Les chercheurs ont écrit que cela « confirme le fait que le partage de l’espace intérieur est un risque majeur d’infection par le SRAS-CoV-2 ». En revanche, le risque est quasi nul en extérieur.

Aucune contamination par des surfaces contaminées

Les chercheurs allemand de leur côté n’ont identifié aucune transmission à partir de surfaces, comme les tables ou les poignées de portes. Les scientifiques allemands cherchent également des réponses sur la façon dont le SRAS-CoV-2 se propage. Le scientifique allemand sénior Hendrik Streeck, professeur et directeur de l’Institut de virologie de l’hôpital universitaire de Bonnhas, est à la recherche de plus de réponses. Il a déclaré à un journaliste du Daily Mail que le virus peut avoir un schéma de propagation différent de ce que l’on croyait à l’origine. Hendrik Streeck a « mis en culture » le domicile d’une famille située dans le district de Heinsberg, une région de 250 000 habitants avec un nombre élevé de personnes infectées. Alors qu’il y avait des malades au domicile, les scientifiques n’ont trouvé « aucun virus vivant sur aucune surface ».

Il supervise désormais une équipe de 40 chercheurs à Heinsberg à la recherche de plus d’informations dans plusieurs foyers. On estime que la zone comptait plus de 1 300 cas confirmés et 37 décès au 2 avril 2020. Pourtant, dans le premier domicile qui a été testé, le virus n’a pas été trouvé, même sur des poignées de porte ou de la fourrure animale. Hendrik Streeck a commenté : « Nous savons que ce n’est pas une infection par contact qui se transmet en touchant des objets, mais que la danse rapprochée et les célébrations exubérantes ont conduit à des infections. »

L’étude unique prévue pour Heinsberg fera essentiellement de la population de la ville un laboratoire grandeur nature pour le virus. Hendrik Streeck a été encouragé par les données attendues, déclarant aux parlementaires Allemands: « C’est une grande chance pour toute l’Allemagne. Nous recueillerons des informations et des conseils pratiques sur la façon de traiter le Covid-19 et comment nous pourrons le confiner davantage, sans que notre vie ne doive s’arrêter pendant des années. S’il existe des moyens d’empêcher la maladie de se propager dans notre environnement, nous voulons les connaître dans le but de découvrir comment nous pouvons nous déplacer librement et collectivement dans notre environnement ». L’espoir est qu’en ayant une compréhension plus exacte de la façon dont le virus se propage, cela pourra contribuer à réduire les infections dans le monde et améliorer notre qualité de vie très malmenée depuis 15 mois.

Deux précautions en terrasse

En revanche, pour l’apéro en terrasse, deux précautions à prendre: ne pas boire dans le même verre que son voisin et ne pas tous mettre les mains dans le même bol de cacahouètes. Sinon, pour le reste, profitez des terrasses en toute tranquillité d’esprit et bon retour à la vie à tous!

Source

Infection fatality rate of SARS-CoV2 in a super-spreading event in Germany

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