Le saviez vous ?

Chaleur: qui transpire le plus, les hommes ou les femmes ?

En été, personne n'échappe à la chaleur. Mais qui transpire le plus: les hommes ou les femmes ?

Notre corps dispose d’un système de régulation de la chaleur qui nous empêche de surchauffer pendant un entraînement ou par une chaude journée d’été. Mais qui transpire le plus: les hommes ou les femmes ? Une étude évalue les différences entre les sexes dans la réponse du corps à la chaleur.

Une recherche montre que la transpiration pourrait ne pas dépendre du sexe, mais du rapport entre la surface et la masse du corps. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous transpirez pendant une bonne séance d’entraînement ? Le corps humain possède un système interne de régulation de la chaleur que certains ont comparé à un fourneau : il produit de la chaleur et la libère ensuite par divers processus physiologiques. L’un d’eux est la transpiration.

La température normale de notre corps varie entre 36,5 et 37,5 °C. Lorsque la température extérieure augmente, elle envoie des signaux à l’hypothalamus, parfois appelé le thermostat du corps. L’hypothalamus réagit aux changements de température en effectuant des ajustements physiologiques pour maintenir cette température intérieure idéale.

Par une chaude journée d’été, ou pendant une séance intense de gymnastique, les récepteurs de température de notre peau envoient des signaux à l’hypothalamus, qui à son tour « dit » au corps de commencer à se refroidir en produisant de la sueur. Jusqu’à présent, on pensait que les hommes et les femmes réagissaient différemment à la chaleur montante en raison de caractéristiques physiques liées au sexe. Mais une recherche menées par des scientifiques de l’université de Wollongong en Australie et du Mie Prefectural College of Nursing au Japon, remet en question cette idée reçue.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la réponse thermique changerait en fonction du rapport entre la surface corporelle et la masse, et non en fonction du sexe. Une hypothèse secondaire était que les individus de grande taille transpireraient davantage pour s’adapter à la chaleur croissante. Les résultats ont été publiés dans la revue Experimental Physiology.

Transpiration: le sexe n’a pas d’importance, mais la taille du corps en a une

L’étude a évalué les fonctions vasomotrices et sudomotrices de 60 participants en bonne santé, de tailles et de formes différentes chez 36 hommes et 24 femmes. Les participants ont effectué deux tâches dans des conditions compensatoires de 28 °C et 36 % d’humidité relative. Ils se sont reposés pendant 20 minutes, puis ont pédalé à un rythme régulier produisant de la chaleur pendant 45 minutes. Les participants ont également pédalé à une intensité plus élevée.

Dans ces conditions, le corps tente naturellement d’empêcher la température corporelle d’augmenter en transpirant et en augmentant le flux sanguin vers la peau. Les chercheurs ont évalué le flux sanguin de l’avant-bras et la conductance vasculaire du corps.

Les essais ont révélé que la surface spécifique de la masse était en effet un facteur significatif qui déterminait les réponses vasomotrices et sudomotrices chez les hommes et les femmes. La surface spécifique de la masse représentait 10 à 48 % de la variabilité individuelle de la réponse du corps à la chaleur. Les chercheurs ont pris en compte les différences morphologiques entre les sexes, mais les différences liées au sexe expliquaient moins de 5 % des changements constatés entre les individus.

L’étude a donc conclu que la façon dont notre corps réagit à la chaleur dépend des changements morphologiques, mais pas du sexe. Les mêmes changements de température corporelle se sont produits chez tous les participants, quel que soit leur sexe. En outre, l’étude a révélé que les femmes et les hommes de petite taille, qui ont une plus grande surface par kilogramme de masse corporelle, perdent de la chaleur en augmentant la circulation sanguine plutôt qu’en transpirant. En comparaison, et comme le laissait supposer l’hypothèse, les personnes de plus grande taille transpirent plus.

Sources

Does sex have an independent effect on thermoeffector responses during exercise in the heat?

Variations in body morphology explain sex differences in thermoeffector function during compensable heat stress

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