Ces trois facteurs qui augmentent vos chances de contracter le coronavirus

Quel est le point commun entre le stress, la solitude et le manque de sommeil ? Ce sont trois facteurs qui peuvent affaiblir votre système immunitaire et vous rendre plus sensible au coronavirus.

Beaucoup de travaux scientifiques ont en effet déjà étudié les facteurs qui permettent de prédire qui est plus susceptible d’attraper un rhume et différentes formes de maladies respiratoires, et qui est le plus susceptible de tomber malade. Le stress, la solitude et le manque de sommeil sont trois facteurs qui peuvent compromettre sérieusement le fonctionnement de votre système immunitaire et vous rendre plus sensibles aux virus si vous y êtes exposés.

De plus, le stress, la solitude et le sommeil perturbé favorisent la sur-réponse d’autres aspects du système immunitaire responsables de la production de cytokines pro-inflammatoires. Une production élevée de cytokines pro-inflammatoires peut générer des symptômes durables d’infection des voies respiratoires supérieures. Et bien que ces recherches précédentes se soient concentrées sur différents virus du rhume et des voies respiratoires supérieures, tout laisse penser que ces effets sont les mêmes pour COVID-19.

La solitude : paradoxalement plus exposé aux virus

Des études antérieures ont déjà indiqué que les personnes en bonne santé, non immunodéprimées, qui passent moins de temps avec les autres et sont exposées au virus du rhume, sont nettement plus susceptibles de tomber malades et d’éprouver des symptômes plus graves que les personnes qui sortent et se socialisent. Ce qui est devenu impossible avec l’obligation de confinement. mais peut-être pas complètement.

Cela peut s’expliquer par la façon dont les émotions positives servent de tampon contre les facteurs de stress et suscitent une réponse immunitaire favorable. Même si paradoxalement, les personnes extraverties sont plus susceptibles d’être entourées d’un plus grand nombre de personnes, peut-être celles qui sont porteuses de germes qui pourraient les rendre malades. Ce n’est pas le cas, elles ne tombent pas plus malade, au contraire.

Manque de sommeil : plus facilement malade

Un autre facteur important qui a un impact sur la santé immunitaire est le manque de sommeil. Cela a été démontré à maintes reprises dans des études antérieures sur le sujet. Le consensus dominant dans ce domaine est que les personnes qui ne dorment pas régulièrement une bonne nuit de 7 à 9 heures de sommeil pour les adultes, sont plus susceptibles de tomber malade.

Stress chronique : détresse du système immunitaire

La consommation d’alcool, certains emplois et d’autres facteurs rendent certaines personnes plus susceptibles de mal dormir car le stress psychologique a un impact énorme sur la qualité du sommeil d’une personne. Ces études parlent d’un stress chronique qui se déroule sur plusieurs semaines, pas un seul incident stressant ou quelques jours de stress. Un incident stressant isolé ne semble pas rendre une personne plus vulnérable à un rhume ou à une grippe.

Cependant, même en l’absence d’un mauvais sommeil, le stress chronique à lui seul perturbe suffisamment le système immunitaire pour rendre les gens plus susceptibles de tomber malades. Les travaux antérieurs sur ce sujet démontrent clairement que le stress chronique affecte notre système immunitaire d’une manière qui nous rend plus susceptibles aux virus et aux rhumes.

À ne pas rater !
Abonnez-vous à la newsletter Presse santé

Recevez chaque semaine et en avant première notre actualité santé : actualités médicales, conseils santé, innovations scientifiques, dossiers complets directement dans votre boite mail !

Adresse e-mail non valide
Essayez c est gratuit. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Comment diminuer ces trois facteurs en période d’épidémie de coronavirus : visioconférence et routine quotidienne

Les meilleurs moyens d’atténuer les effets néfastes de la solitude et du stress sur la santé pendant la pandémie au coronavirus sont de rester en contact avec les autres par la communication, en particulier les appels vidéo. Il y a en effet des preuves qu’il est préférable de recourir à la vidéoconférence plutôt qu’à un appel téléphonique régulier pour réduire le sentiment d’isolement. Il y a quelque chose de positif dans le fait de discuter avec les gens et de les avoir visuellement « avec » vous. Cela semble jouer comme un tampon efficace contre la solitude.

Il est important de garder une routine pendant les périodes de stress. Cela régulera votre sommeil et vous permettra de vous concentrer sur des objectifs et des plans immédiats. En retour, vous réfléchirez moins aux choses qui vous préoccupent et vous vous sentirez plus serein.

Autorisez-vous 15 minutes d’inquiétude par jour

Si une situation vous préoccupe sans cesse, il peut être utile de consacrer des « moments d’inquiétude » spécifiques. Une bonne technique consiste à se réserver 15 minutes par jour pour se permettre de s’inquiéter, de préférence avec un stylo et du papier. Après cela, vous n’êtes plus autorisé à réfléchir à la question pendant le reste de la journée.

Il est également parfois utile pour les personnes d’identifier les pensées inexactes qui renforcent les pensées et les émotions négatives. On peut facilement se convaincre qu’une situation est bien pire qu’elle ne l’est en se disant des choses qui ne sont pas vraies. C’est ce que l’on appelle une distorsion cognitive. Par exemple, il est courant de catastropher une situation en se convainquant que le pire scénario est le plus probable. Lorsque l’on apprend à identifier puis à réfuter ces pensées, on se sent souvent beaucoup mieux.

Sources

More information: Aric A. Prather et al. Association of Insufficient Sleep With Respiratory Infection Among Adults in the United States, JAMA Internal Medicine (2016). DOI: 10.1001/jamainternmed.2016.0787

Sheldon Cohen. Social Ties and Susceptibility to the Common Cold, JAMA: The Journal of the American Medical Association (2011). DOI: 10.1001/jama.1997.03540480040036

Sheldon Cohen et al. Ten Surprising Facts About Stressful Life Events and Disease Risk, Annual Review of Psychology (2018). DOI: 10.1146/annurev-psych-010418-102857. Journal information: JAMA Internal Medicine