Caries: l’alimentation qui protège les dents

Caries: l'alimentation qui protège les dents
’alimentation déséquilibrée constitue l’un des principaux facteurs de risque de l’apparition des caries dentaires

Caries : L’alimentation déséquilibrée constitue l’un des principaux facteurs de risque de l’apparition des caries dentaires, tout comme le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, une hygiène de la bouche insuffisante ou inadéquate ainsi que certains facteurs sociaux.

La carie dentaire est une maladie caractérisée par la perte de minéraux dans l’émail des dents, cette carapace indispensable à la santé dentaire. Dans les cas les plus douloureux, elle se propage dans la dentine et la pulpe dentaire se retrouvant sous l’émail des dents.  Elle survient lorsque les bactéries naturellement présentes dans la bouche entrent en contact avec des aliments qui contiennent du sucre ou de l’amidon modifié. Au contact du sucre, les bactéries se retrouvant dans la substance blanchâtre à la surface des dents, vont produire un acide abrasif qui affaiblit l’émail des dents, ce qui peut entrainer la formation de caries. C’est pourquoi, enfant, nous avons tous entendu « Ne mange pas de bonbons, ce n’est pas bon pour tes dents. » Mais est-ce si simple? Voici comment protéger votre enfant, dès la grossesse, de l’ennemi numéro 1 de ses dents: la carie dentaire.

La prévention de la carie dentaire commence dès le deuxième mois de vie intra-utérine! C’est à ce moment que se développent la bouche, les gencives et les dents du fœtus. L’alimentation de la mère doit alors fournir au fœtus tous les éléments nutritifs dont ce dernier a besoin pour développer une dentition en santé : protéines, calcium, vitamine C et vitamine D. Des dents mal calcifiées au moment de leur apparition sont particulièrement vulnérables aux caries. De la naissance jusqu’à environ 6 mois, le lait maternel fournit à bébé tous les éléments nutritifs nécessaires pour former de belles dents, à l’exception de la vitamine D, généralement dispensée sous forme de gouttes. Les mouvements de succion requis pour extraire le lait du sein permettent également le développement optimal des mâchoires et assurent ainsi un espace suffisant à chaque dent, ce qui prévient le chevauchement. L’allaitement au biberon n’offre pas ces avantages.

Les dents sont particulièrement vulnérables à la carie pendant les deux à trois premières années après leur apparition. Il est donc important de bien préparer les dents des enfants à faire face à cette situation en fournissant aux tout-petits une alimentation pauvre en sucres et en amidon modifié, et riche en calcium, en protéines, en vitamine D et en vitamine C (fruits), et ce, dès la naissance! Durant l’enfance et l’adolescence, une alimentation équilibrée et diversifiée joue un rôle déterminant dans la formation des dents permanentes, jusqu’à l’apparition de la dernière molaire, soit vers l’âge de 17 ans.

Si une saine alimentation peut contribuer à conférer aux dents une certaine résistance, le contact direct, avec les dents, d’aliments riches en sucres et en amidon modifié demeure une menace tout au long de la vie. Le sucre existe sous deux formes: celui que l’on ajoute à des aliments, comme le sucre blanc, la cassonade, le miel et celui que l’on retrouve naturellement dans les fruits et dans certaines céréales.

Sur les étiquettes des produits alimentaires, le sucre est souvent désigné par la plupart des mots finissant en ose : lactose, maltose, fructose, dextrose, glucose, saccharose, etc. Seul le sucralose fait exception à la règle : c’est en fait un édulcorant synthétique.

L’amidon utilisé dans les produits industriels est très souvent réduit en une mouture très fine et aussi très souvent soumis à des procédés de cuisson à très hautes températures. Ces deux procédés ont des effets néfastes pour les dents:

– Le fait de réduire l’amidon en une mouture fine le rend plus susceptible d’être dégradé en sucre dans la bouche (par l’amylase salivaire)

– La cuisson à haute température entraîne un changement dans la texture de l’amidon qui, au contact de la salive, produit un mélange qui a tendance à adhérer aux dents.

Notez que les produits riches en amidon sont également très souvent additionnés de sucre, ce qui favorise une réaction de carémélisation à la cuisson. Cette caramélisation ajoute à la texture collante de l’aliment et au fait que des résidus d’aliments resteront plus longtemps disponibles aux bactéries présentes dans la bouche. À cet effet, plusieurs études ont démontré que que l’addition de sucre à l’amidon rendait le mélange plus cariogène que le saccharose seul.

Plus la période de contact du sucre avec les dents est longue (aliments collants ou sirotés), plus le risque est élevé. Non acide, votre salive réussit habituellement à neutraliser l’acidité de la bouche à la suite de l’ingestion d’un aliment sucré. Mais si vous sirotez un jus ou que vous prenez un aliment sucré à plusieurs reprises au cours de la journée, alors les bactéries se multiplient et produisent de plus en plus d’acide, si bien qu’à un moment donné la salive n’arrive plus à contenir l’acidité et la carie s’installe.

En raison de leur contenu en protéines et en lipides, les noix et les graines ne sont pas cariogènes, même si elles ont tendance à se coincer entre les dents. De plus, leur richesse en fibres alimentaires stimule la production de salive, ce qui constitue un autre élément protecteur pour l’émail. Elles renferment également du calcium et du phosphore en quantité variable, des minéraux essentiels à la bonne santé des dents. Consommées seules ou avec un fruit frais, elles constituent d’excellentes collations. Aussi, consommées après un aliment sucré, elles peuvent neutraliser l’acide produit.

Toutefois, si elles sont recouvertes de sucres et qu’elles sont en primes collantes, elles se transforment en aliments plus ou moins cariogènes. Confectionnées de la sorte, elles renferment ainsi le carburant idéal pour les bactéries de la plaque dentaire. Pour profiter au maximum de leur effet protecteur, il est donc recommandé d’opter pour les versions nature. Les fruits séchés et les pâtes de fruits sont très concentrés en sucre (60 à 70 % de sucre) et collent aux dents : voilà de la nourriture de choix pour les bactéries naturellement présentes dans la bouche et responsables de la carie dentaire.

En randonnée ou en vélo, préférez les mélanges de fruits séchés et de noix, en prenant soin de terminer avec les noix. Vos dents vous en remercieront…

Les fruits et légumes qui luttent contre les caries

Bien que peu élevée, la concentration en sucre des fruits frais variant de 8 à 12 % environ est suffisante pour que les bactéries produisent de l’acide. En outre, les fruits étant naturellement acides, ils pourraient, s’ils étaient consommés en grande quantité (plus de 10 par jour),entraîner l’érosion et la carie. Cependant, la mastication qu’ils requièrent stimule la salivation et permet de neutraliser l’acidité présente. Consommés en quantité normale, les fruits représentent ainsi d’excellentes collations dont il ne faut pas se priver, qui sont beaucoup moins dommageables pour les dents que leurs jus ou les eaux très citronnées. De plus, afin de limiter votre consommation d’aliments sucrés cariogènes, optez pour des fruits en conserve dans leur propre jus des compotes de fruits faites de fruits à 100 % sans sucre ajouté.

caries Quelques recommandations avec les fruits et légumes
Pour profiter des nombreux bienfaits pour la santé associés aux fibres alimentaires, conservez la pelure des fruits et des légumes

Pour profiter des nombreux bienfaits pour la santé associés aux fibres alimentaires, conservez la pelure des fruits et des légumes. En prime, la présence de fibres favorise une mastication vigoureuse et donc une augmentation du flot salivaire.

Préférez les fruits aux jus de fruits, et de l’eau ou du lait aux autres boissons.

Consommez ces boissons en quantité modérée et lors des repas afin de réduire leur potentiel cariogénique. Une consommation maximale de 125 ml (1/2 tasse) par jour est recommandée.

Buvez-les avec une paille, cela évitera le contact direct du jus avec les dents.

Après avoir consommé de telles boissons acides ou sucrées, rincez-vous la bouche avec de l’eau ou mâcher une gomme sans sucre afin de stimuler la production de salive et diminuer, par le fait même, l’acidité en bouche.

Évitez de vous brosser les dents immédiatement avant de boire de telles boissons afin de laisser agir la salive qui protège vos dents.

Évitez de vous brosser les dents immédiatement après avoir bu de telles boissons afin de prévenir l’usure de votre émail par brossage, qui a été ramolli par ces boissons.

Voici quelques questions à vous poser afin de repérer facilement les aliments et les boissons qui favorisent la carie dentaire:

L’aliment contient-il des glucides?

Si l’aliment contient essentiellement des lipides et des protéines, il n’est pas cariogène parce que les bactéries ne s’en nourrissent pas. C’est pourquoi la viande, la volaille, le poisson, les œufs, les noix et les graines ne sont pas cariogènes, tout comme les matières grasses (huile, beurre, margarine).

Si, par contre, l’aliment contient des glucides fermentescibles, soit des glucides composés de courtes chaînes de molécules de sucre (comme le fructose ou le sucre de table), ce qui les rend facile à briser par les bactéries de la plaque dentaire, votre enquête doit aller plus loin.

Connaissant mieux les causes des caries, vous savez maintenant que plus le sucre abonde dans l’environnement des bactéries, plus celles-ci produisent d’acide qui peut détruire l’émail des dents et former des caries.

Dossier Presse santé

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.