Cancer du sein : 6 recommandations pour réduite les risques de 60%

cancer du sein

Une importante étude réalisée auprès de 31000 femmes américaines confirme l’impact majeur du mode de vie sur le risque de cancer du sein après la ménopause. Le cancer est vraiment une maladie chronique dont on peut prévenir le développement avec des changements simples à notre mode de vie.  Dans l’ensemble des pays occidentaux, une femme sur neuf verra sa vie bouleversée par un diagnostic de cancer du sein.

Bien que les femmes plus jeunes ne soient pas épargnées par la maladie, le cancer du sein frappe particulièrement les femmes après la ménopause, avec une incidence de deux à trois fois plus élevée qu’avant l’âge de 50 ans.

Cette forte augmentation des cancers du sein n’est cependant pas observée dans d’autres régions du monde, notamment en Asie. Au Japon, par exemple, la mortalité associée au cancer du sein n’augmente pratiquement pas en fonction de l’âge, de sorte que, même à un âge avancé (75 ans et plus), ces femmes sont cinq fois moins touchées par ce cancer que les femmes occidentales. Leur taux de cancer est multiplié par quatre lorsqu’elles migrent en Occident, indiquant ainsi que les trois quarts des cancers du sein seraient associés au mode de vie. La hausse de l’incidence de cancer du sein observée après la ménopause n’est donc pas une conséquence inévitable du vieillissement ou de l’hérédité, mais plutôt une maladie dont le développe- ment semble fortement influencé par le mode de vie en Occident.

6 recommandations pour éviter le cancer du sein

En 2007 déjà, un rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer (FMRC) proposait 10 grandes recommandations destinées à réduire le fardeau du cancer dans le monde, incluant 6 comportements qui s’adressent à l’ensemble de la population, ces recommandation sont toujours d’actualité:

  1. Demeurer mince autant que possible, avec un indice de masse corporelle situé en deçà de 23.
  2. Être actif physiquement au moins 30 minutes par jour.
  3. Éviter les boissons gazeuses et réduire la consommation d’aliments très riches en énergie (la malbouffe, par exemple).
  4. Consommer en abondance une grande variété de fruits, de légumes, de légumineuses ainsi que d’aliments à base de grains entiers.
  5. Réduire la consommation de viandes rouges à environ 500 g par semaine et éviter complètement la consommation de charcuteries.
  6. Limiter la consommation quotidienne d’alcool à 2 verres pour les hommes et à un verre pour les femmes.

Des bénéfices cumulatifs

L’impact concret de ces six recommandations sur le risque de cancer du sein a été récemment mesuré auprès de 30 797 femmes ménopausées âgées de 50 à 76 ans. Après avoir analysé en détail pendant 10 ans les habitudes alimentaires, le poids corporel et le niveau d’activité physique des femmes qui participaient à l’étude, les chercheurs ont observé que l’adhésion aux recommandations du FMRC était associée à des réductions tout à fait remarquables du risque de cancer du sein. Par exemple, limiter la consommation d’alcool à un seul verre est associé à une réduction de 37% du risque de cancer, une alimentation riche en végétaux diminue ce risque de 21%, alors que le maintien d’un poids corporel normal est associé à une réduction de 13%. Plus important encore, l’impact de ces bonnes habitudes est additif, car les femmes qui se conformaient à trois recommandations et plus voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 60% !

Oméga-3 et soja diminuent encore le risque

gellules omega 3

Ces observations confirment l’immense potentiel de simples modifications au mode de vie sur le risque de cancer du sein. Et ces réductions remarquables du risque de cancer peuvent même être encore améliorées par l’inclusion de certains aliments comme le soja, les légumes crucifères et les poissons gras, eux aussi clairement associés à une réduction du risque de ce cancer. Par exemple, une analyse récente de plusieurs recherches publiées indique que la consommation hebdomadaire d’une à deux portions de poissons gras riches en oméga-3 est associée à une réduction de 14% du risque de cancer du sein. Face à un fléau aussi redoutable, qu’attendons-nous donc pour faire de la prévention notre priorité?

Source

Hastert TA et coll. Adherence to WCRF/AICR cancer prevention recommendations and risk of post-menopausal breast cancer. Cancer Epide-miol Biomarkers

Zheng J-S et coll. Intake of fish and marine n-3 polyunsaturated fatty acids and risk of breast cancer: meta-analysis of data from 21 independent prospective cohort studies. BMJ

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.