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Cancer du côlon: 7 conseils efficaces pour prévenir les risques

Voici les 7 moyens les plus efficaces de prévenir le cancer du côlon et le cancer du rectum.

Comme pour toutes les maladies, la prévention est le meilleur remède lorsqu’il s’agit du cancer colorectal. Le cancer du côlon et le cancer du rectum, généralement regroupés sous le nom de cancer colorectal parce qu’ils sont tous deux des maladies du gros intestin. Une prévention efficace a donc un énorme potentiel pour améliorer la santé des individus et du public dans son ensemble.

Voici les 7 moyens les plus efficaces de prévenir le cancer du côlon et le cancer du rectum.

1. Garder un poids sain

Les hommes et les femmes qui sont en surpoids ou obèses sont plus susceptibles de développer un cancer colorectal. Le danger semble être particulièrement élevé pour les hommes, notamment ceux qui accumulent des kilos en trop autour de la taille. Une étude publiée en octobre 2018 dans la revue JAMA Oncology a suivi la santé de plus de 85 000 femmes pendant 22 ans et a révélé que plus l’indice de masse corporelle (IMC) d’une femme est élevé, plus le risque de développer un cancer colorectal avant 50 ans est important. L’étude a révélé que les femmes âgées de 20 à 49 ans considérées comme étant en surpoids ou obèses avaient jusqu’à deux fois plus de risques de développer un cancer colorectal à un stade précoce, par rapport aux femmes ayant les IMC les plus bas.

2. Faites plus d’exercice, de façon plus intense

Un exercice régulier et modéré, c’est-à-dire un exercice qui augmente légèrement votre rythme cardiaque, comme la marche rapide, réduit le risque de cancer du côlon et du rectum. Mais c’est l’exercice vigoureux qui semble offrir les plus grands avantages. Une étude menée sur plus de 1,4 million de personnes, publiée en juin 2016 dans la revue JAMA Internal Medicine, a révélé que des niveaux d’activité physique plus élevés, par rapport à des niveaux plus faibles, étaient associés à un risque de cancer du côlon inférieur de 16 % et à un risque de cancer du rectum inférieur de 13 %.

3. Repensez votre régime alimentaire : augmentez votre consommation de fruits et légumes

De nombreuses études ont confirmé que l’alimentation joue un rôle dans de nombreux cancers colorectaux. La consommation de viande rouge (bœuf et agneau) et de certaines viandes transformées (comme les saucisses et les hot dogs) semble augmenter le risque de cancer colorectal, il est donc logique de limiter ces aliments. Les régimes riches en fruits et légumes semblent réduire le risque de cancer du côlon et du rectum. Pour prévenir la maladie, augmentez votre consommation de fruits et légumes. Un certain nombre de grandes études ont suggéré que les fibres alimentaires peuvent réduire le risque de cancer colorectal.

4. Évitez de boire de l’alcool à l’excès

La consommation modérée à importante d’alcool a été associée à un risque plus élevé de cancers du côlon et du rectum. Les preuves de ce lien sont généralement plus solides chez les hommes que chez les femmes, mais des études ont révélé un lien entre les deux sexes.

5. Ne prenez pas une cigarette

La plupart des gens savent que la cigarette augmente le risque de cancer du poumon, mais sont moins conscients de son lien avec le cancer du côlon et le cancer du rectum.

6. Prenez de l’aspirine ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien, mais seulement avec l’accord du médecin.

Il existe de bonnes preuves que les personnes qui prennent de l’aspirine ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’aspirine réduisent leur risque de cancer colorectal.
Il est toutefois nécessaire de mettre en balance les avantages potentiels et les effets secondaires possibles, dont certains sont assez graves, comme les ulcères d’estomac.

7. Passez régulièrement des tests de dépistage du cancer du côlon

Les tests de dépistage visent à identifier le cancer colorectal chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes typiques, comme des selles sanglantes ou des douleurs abdominales. Ils peuvent permettre de repérer un cancer colorectal à un stade précoce et d’identifier des polypes colorectaux précancéreux (excroissances anormales). Il existe deux types de tests de dépistage : les tests basés sur les selles et les examens visuels. Les tests de dépistage basés sur les selles analysent des échantillons de selles à la recherche de sang occulte (caché) ou de sections anormales d’ADN.

Il est assez facile de prélever des échantillons à domicile et de les envoyer à un laboratoire médical. Mais les tests doivent être effectués assez fréquemment, voire même tous les ans. Il existe un certain nombre d’examens visuels colorectaux différents, mais l’examen de référence est la coloscopie. Au cours de cette procédure, pendant que le patient est sous sédatif, les médecins examinent l’intérieur du côlon et du rectum à l’aide d’un dispositif inséré par l’anus : un long tube flexible muni d’une minuscule caméra vidéo à son extrémité. Avant cette procédure, les patients doivent nettoyer le côlon et le rectum, ce qui implique de boire une solution laxative puissante.

Au cours d’une coloscopie, les médecins peuvent retirer et biopsier les polypes qu’ils trouvent, ce qui permet de déterminer si une excroissance est cancéreuse, précancéreuse ou bénigne. L’ablation des polypes détectés par le dépistage est l’une des raisons pour lesquelles les taux de mortalité liés au cancer colorectal ont diminué au cours des dernières décennies. Le dépistage colorectal offre également l’avantage de détecter et de traiter le cancer colorectal lorsqu’il est encore localisé, c’est-à-dire lorsqu’il ne s’est pas propagé au-delà du gros intestin. Un cancer détecté et traité à ce stade précoce a un taux de survie à cinq ans d’environ 90 %.

 

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