Cancer de la prostate : ce qu’il faut manger pour l’éviter

Les propriétés bénéfiques des légumes crucifères : brocoli, chou-fleur, chou, etc. pourraient jouer un rôle de premier plan dans la prévention du cancer de la prostate. D’autres aliments ont également un effet protecteur d ace cancer. La prévention  du cancer de la prostate se jour aussi dans l’assiette.

Dans les pays Occidentaux, un homme sur six sera touché par un cancer de la prostate au cours de sa vie. Même si cette maladie est très fréquente dans nos sociétés, il est intéressant de noter qu’elle est beaucoup plus rare dans d’autres régions du monde, en particulier dans les pays asiatiques. Par exemple, les Indiens ou encore les Chinois présentent des taux de cancers de la prostate jusqu’à 50 fois plus faibles que les Nord-Américains. Ces écarts ne sont pas dus à l’hérédité, car les hommes asiatiques qui émigrent vers l’Occident courent le même risque d’être touchés par le cancer de la prostate que les habitants de leur pays d’accueil.

Il est donc clair qu’une grande proportion des cancers de la prostate est directement causée par des facteurs liés au mode de vie occidental. Et parmi ces facteurs, de nombreuses études ont montré que la composition du régime alimentaire joue un rôle clé dans le développement de cette maladie.

60% de moins de risque de cancer de la prostate

Une étude clinique récemment publiée dans le prestigieux journal du National Cancer Institute américain illustre de façon spectaculaire l’impact de l’alimentation sur le risque de cancer de la prostate. Dans cette étude à grande échelle (29 361 hommes), l’équipe du Dr Richard Hayes a observé que les hommes qui consommaient une grande quantité de légumes (9 portions par jour) couraient 60 % moins de risque d’être touchés par un cancer de la prostate, plus particulièrement les formes agressives de ce cancer qui se retrouvent à l’extérieur de la glande (stades III et IV). L’analyse de l’effet des différents groupes de légumes consommés a permis de démontrer que cet effet protecteur est essentiellement dû aux légumes crucifères. Par exemple, les hommes qui mangeaient plus d’une portion de brocoli (1/2 tasse) par semaine voyaient leur risque de cancer de la prostate diminuer de 45 % comparativement à ceux qui n’en mangeaient que rarement, c’est-à-dire moins d’une fois par mois.

Des effets protecteurs similaires ont également été observés chez d’autres membres de la famille des crucifères, avec d’importantes réductions de risque de cancer de la prostate à la suite de la consommation régulière de chou-fleur (52 % de réduction), de chou incluant la choucroute (36 %) – et de choux de Bruxelles (29 %).

Il semble donc que le contenu exceptionnel des légumes crucifères en molécules anticancéreuses (sulforaphane, phethyl isothiocyanate, indole-3-carbi- nol, etc.) permet de freiner le développement du cancer de la prostate, en particulier les formes agressives. Ces résultats sont extrêmement importants puisque les cancers de la prostate à haut degré de malignité sont généralement de mauvais augure et mènent trop souvent au décès des personnes atteintes.

Prévenir le cancer de la prostate, ce qu’il faut savoir

La prévention représente sans aucun doute la meilleure stratégie pour diminuer le risque de cancer de la prostate. En plus des légumes crucifères, il est également possible de tirer profit des nombreuses informations acquises au cours des dernières années et de modifier en profondeur ses habitudes de vie pour diminuer les risques d’être touché par la maladie. Plus particulièrement :

– le maintien d’un poids normal: les personnes obèses sont plus à risque de cancers de la prostate à haut degré de malignité ;

– l’augmentation de l’apport en oméga- 3 : des études récentes indiquent que les hommes ayant un niveau sanguin élevé d’oméga-3 courent moins de risque d’être touchés par un cancer de la prostate ;

– l’inclusion de certains autres aliments dans ses habitudes de consommation. En effet, des études de laboratoire ont mis en évidence que des molécules pré- sentes dans le vin rouge, le thé vert, le soja, les graines de lin ainsi que dans les algues ont toutes la propriété de bloquer la croissance de cellules isolées de cancers de la prostate. Leur consommation pourrait donc jouer un rôle important dans la prévention de cette maladie.

Source

Kirsh et al. Prospective Study of Fruit and Vegetable Intake and Risk of Prostate Cancer J. Natl. Cancer Inst.; 99 : 1200-1209.

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.