Calculs rénaux : les meilleurs conseils de naturopathie pour les prévenir

On ne les sent pas venir, jusqu’à la terrible crise hyper-douloureuse qui voit leur expulsion. Les calculs rénaux se froment en raison d’un terrain déséquilibré, d’une mauvaise alimentation et d’une hygiène de vie qui  favorise leur agrégation dans les reins. La naturopathie a des solutions très complètes pour les prévenir.

Également appelé lithiase rénale, un calcul rénal est une petite « pierre » qui se forme dans le rein ou parfois dans la vessie, généralement lorsque les déchets sanguins à évacuer par les reins sont en excès et l’hydratation insuffisance. On constate aujourd’hui une augmentation de cette pathologie car elle est très liée à l’hygiène de vie.

Les calculs sont principalement de nature calcique, mais aussi composés d’acide urique. Ils peuvent plus rarement être en lien avec des infections urinaires chroniques ou une anomalie génétique.

Le plus souvent, ils s’éliminent spontanément sans symptôme mais parfois ils sont trop gros et bloquent le conduit qui relie le rein à la vessie : c’est ce qu’on appelle la colique néphrétique.

Les symptômes

Les symptômes apparaissent lors de la migration du calcul dans les voies urinaires. Il y a généralement une douleur unilatérale dans le dos, soudaine et très intense, qui irradie dans le bas ventre, l’aine et souvent aussi vers la zone génitale. Du sang dans les urines, des nausées, une envie pressante d’uriner peuvent également être présents ou encore de la fièvre et une brulure à la miction s’il y a une infection : dans ce cas, il est important de consulter un médecin très vite.

Les causes

Dans la majorité des cas, les calculs rénaux  se forment lorsqu’un manque d’hydratation est associé à une mauvaise alimentation et à une mauvaise hygiène de vie. Les déchets du sang à évacuer par les reins sont alors en excès et la concentration de l’urine devient trop importante. Une augmentation du risque est également observée lors de la prise de certains médicaments, ou de compléments alimentaires de calcium ou de vitamine C à haute dose.

La réponse de la naturopathie

Les conseils de la naturopathie en prévention sont de s’hydrater suffisamment, avoir une alimentation riche en légumes et en fruits, avec juste ce qu’il faut en protéines et calcium, et enfin faire de l’exercice physique régulièrement.

Hydratation

Si l’apport en eau est insuffisant, le volume des urines diminue et la concentration en sels augmente, provoquant un risque de cristallisation accru. Il est ainsi conseillé de bien s’hydrater, en buvant régulièrement dans la journée une eau peu minéralisée.

La quantité journalière d’eau à boire est individuelle car elle dépend :

  • de l’alimentation (les fruits et les légumes apportent beaucoup d’eau),
  • des autres boissons consommées,
  • de la transpiration (une température élevée, de l’exercice physique, des bouffées de chaleur…)
  • et aussi de la corpulence, si on est un homme ou une femme…

La quantité de liquides à ingérer quotidiennement se situe autour de 2 litres, à adapter pour chacun. Les recommandations officielles sont souvent supérieures. Pour les naturopathes, boire trop ou boire de trop grandes quantités à la fois, fait travailler inutilement les reins et peut provoquer une fuite de minéraux. Le conseil naturopathique est de boire de l’eau de source dès que l’on a soif, plus si l’on transpire, et d’ajuster sa consommation à la couleur de ses urines dans la journée : En l’absence de certains médicaments ou compléments alimentaires, elles doivent être jaune très pâle. Si elles sont transparentes c’est que vous buvez trop et foncées c’est que vous ne buvez pas assez.

Par contre, pendant la crise douloureuse de colique néphrétique, ce sera l’inverse. Il faudra diminuer sa consommation de liquides si le calcul est bloqué dans l’uretère en empêchant l’urine de passer : boire augmenterait alors le volume des urines et donc la douleur.

 

Alimentation

Pour une bonne prévention des calculs, l’alimentation sera largement pourvue en fruits et légumes pour augmenter la part de potassium et réduire ainsi l’excrétion de calcium. On favorisera en particulier la pomme de terre (avec la peau), la banane, l’avocat, les cœurs de palmier, les amandes, les abricots secs…L’alimentation sera également riche en magnésium. On évitera l’excès de sel.

Il sera également essentiel de ne pas consommer trop de protéines. L’excès de protéines est un facteur alimentaire important dans la formation de calculs rénaux en augmentant l’acide urique et la présence de calcium dans les urines. Pour cela, on peut faire un seul repas protéiné par jour.

Et enfin, l’apport en calcium devra être optimum, ni trop ni trop peu (environ 800mg par jour).

Eviter la récidive

La récidive est très fréquente. Pour l’éviter, il est important de connaitre la composition de son calcul afin d’être plus précis dans les mesures à prendre.

Dans le cas d’un calcul à base d’oxalate de calcium, on veillera à avoir une bonne flore intestinale, à consommer suffisamment de calcium, de magnésium et de citrates (agrumes et baies). Attention à la supplémentation en vitamine C à haute dose. On diminuera par contre les aliments riches en oxalate de calcium (cacao, rhubarbe, oseille, noix, épinards, betteraves, thé, café… ).

Si le calcul est à base de phosphates de calcium, il conviendra de limiter l’apport en calcium et ainsi que les aliments contenant des phosphates : laitages, poisson, charcuteries, sodas, plats industriels.

En cas de calculs d’acide urique, il est conseillé de maigrir si on est en surpoids, de bien gérer son stress, de favoriser les aliments alcalins (légumes, potirons, châtaigne…les eaux bicarbonées) et de limiter les aliments acidifiants (l’excès de protéines, les abats, les fruits de mer,…le sucre, les aliments raffinés…) pour amener son pH urinaire autour de 6,8-7. Ce pH peut être mesuré à l’aide de bandelettes à acheter en pharmacie.

Exercice physique

Le manque d’exercice va amplifier la perte de la masse osseuse et ainsi libérer du calcium dans le sang, ce qui contribue à la formation de types phosphates de calcium. De plus, l’exercice physique de type marche ou jogging modéré a un effet important sur le fonctionnement du rein en stimulant l’élimination des déchets.

Compléments alimentaires

Une aide en phytothérapie pourra être intéressante, à adapter selon l’origine du calcul et les antécédents médicaux. D’une manière générale, seront conseillées les plantes diurétiques s’il n’y a pas d’insuffisance cardiaque ou d’hypotension : piloselle, ortie, reine des près, busserole, orthosiphon, pissenlit, bouleau blanc, genévrier…L’aubier de tilleul est également intéressant en cas d’acidose urique pour effectuer un drainage des reins et du foie.

En micro-nutrition, les cures de magnésium ou de citrates peuvent être efficaces. Ces cures devront être individualisées.

Notre corps nous parle – la symbolique psychosomatique

Les calculs rénaux peuvent venir parler de pensées ou d’émotions agressives que l’on aurait envers des personnes ou des situations, avec parfois un sentiment de s’être fait avoir ou une situation présentant un risque d’être ruiné. Ils peuvent également symboliser un comportement autoritaire, avec des pensées dures envers les autres et soi-même.

A retenir

Pour prévenir les calculs rénaux : avoir une bonne hydratation, une alimentation riche en fruits et légumes, des protéines et du calcium sans excès, peu de sel et pratiquer une activité physique régulière.

 

Les informations et conseils contenus dans cet article sont données à titre purement informatif et ne peuvent en aucun cas être considérées comme des conseils médicaux personnalisé. Ils ne peuvent également pas se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer votre état de santé et d’intervenir sur un symptôme.

Anne Peradotto, naturopathe
Praticienne de Santé Naturopathe, diplomée de l’école CENATHO (Daniel Kieffer, Paris, www.cenatho.fr), certifiée par la Fédération Française des Ecoles de Naturopathie (www.lafena.fr), membre des naturopathes de France (OMNES, http://www.omnes.fr/), formation continue.

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Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.