3 paramètres pour réduite de 70% le risque de cancer du côlon

Trois principaux aspects du mode de vie caractéristique des habitants des pays industrialisés favorisent le développement du cancer colorectal : une mauvaise alimentation, le surplus de poids corporel ainsi que l’inactivité physique. Avec de simples modifications de ces paramètres, on estime que près de 70 % des cancers du côlon pourraient être évités.

Un grand nombre d’études indiquent que le cancer du côlon est directement lié au mode de vie des habitants des pays industrialisés. Cette relation est bien illustrée par la forte incidence de ce cancer dans les pays économiquement développés (Amérique du Nord, Australie et Europe en particulier), les résidents de ces pays étant jusqu’à 25 fois plus touchés que les habitants de certaines régions du monde, notamment d’Afrique. Un autre indice provient d’études récentes portant sur l’incidence du cancer colorectal dans les pays émergents. En 20 ans à peine, c’est-à-dire entre 1983 et 2002, l’incidence du cancer colorectal a augmenté en flèche dans un grand nombre de pays en transition économique, cette augmentation étant corrélée avec l’adoption des habitudes de vie caractéristiques des pays industrialisés.

Un des meilleurs exemples est sans doute celui du Japon, un pays qui a drastiquement modifié son mode de vie depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale : alors que l’incidence du cancer colorectal y était quatre fois plus faible qu’en Occident avant la guerre, l’adoption du mode de vie occidental par les Japonais a provoqué une hausse fulgurante de ce cancer, celui-ci étant maintenant plus fréquent au Japon qu’en Amérique. Dans certaines régions du pays, la mortalité associée au cancer colorectal a augmenté de plus de 90 % en quelques décennies à peine !

Cancer du côlon : les trois le leviers majeurs à actionner pour le prévenir

1) PLUS DE VÉGÉTAUX, MOINS DE VIANDES ROUGES. Les produits végétaux (fruits, légumes, grains entiers) contiennent des fibres, des vitamines ainsi que plusieurs molécules anticancéreuses qui freinent le développement du cancer colorectal. Une étude récente réalisée auprès de 500 000 Européens indique que les personnes qui consomment en abondance des produits végétaux ont environ 40 % moins de risque d’être touchées par un cancer colorectal. Certaines sources riches en composés phytochimiques, notamment le thé vert, réduisent également considérablement le risque de ce cancer. Cet effet protecteur est d’autant plus accentué que la consommation accrue de végétaux est combinée à une réduction de celle de viandes rouges : en effet, plusieurs études indiquent que les grands mangeurs de viandes, en particulier de viandes cuites à haute température, ont un risque considérablement plus élevé de développer un cancer du côlon.

2) MAINTIEN D’UN POIDS CORPOREL SANTÉ.

L’embonpoint et l’obésité représentent un important facteur de risque de cancer colorectal, les individus obèses ayant environ 50 % plus de risque de développer cette maladie. Cet effet néfaste de l’excès de poids est causé par une hausse marquée du taux d’insuline dans le sang ainsi que par la génération d’une inflammation chronique, deux paramètres qui favorisent la progression des cellules cancéreuses.

3) ACTIVITÉ PHYSIQUE RÉGULIÈRE.

La sédentarité représente un facteur de risque de plusieurs maladies, notamment le cancer colorectal. Un grand nombre d’études indiquent qu’une activité physique régulière réduit de moitié le risque de ce cancer, un effet lié à l’action bénéfique de l’exercice sur les taux sanguins d’insuline ainsi que sur la réduction de l’inflammation.

Les ravages causés par le cancer du côlon représentent un exemple concret de l’impact de notre mode de vie sur le développement du cancer. On peut cependant renverser la vapeur et diminuer de façon spectaculaire l’incidence ainsi que la mortalité associée à cette maladie à l’aide de simples modifications de nos habitudes.

En ce sens, une alimentation plus riche en végétaux, le maintien d’un poids santé ainsi que l’adoption d’un mode de vie plus actif représentent sans aucun doute les meilleurs moyens d’atteindre cet objectif.

 

Source

Center MM, Jemal A, Ward E. International trends in colorectal cancer incidence rates. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev ;18:1688–94.

Bingham SA et coll. Dietary fibre in food and protection against colorectal cancer in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC): an observational study. Lancet,361:1496–1501.

Yang G, Shu XO, Li H et coll. Prospective cohort study of green tea consumption and colorectal cancer risk in women. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev, 16:1219-23.

Chanlow AT, Giovannucci EL. Primary prevention of colorectal cancer. Gastroenterology 138:2029-43.

 

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.